Voyages hors des sentiers battus

samedi 31 décembre 2011

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australie - Australie: le plus grand monolithe
Rocher Uluru (Ayers Rock)
Un jour de 1872, alors qu’il explorait les terres intérieures de l’Australie, un homme du nom de William Giles a découvert un site qui allait devenir l’un des plus connus du monde: une formation rocheuse de la taille d’une montagne. Comme l’a constaté William Giles à l’époque, la particularité de ce rocher réside dans le fait qu’il change de couleur, passant du brun, à l’aube, au rouge, à la tombée de la nuit. La découverte de William Giles, qui allait plus tard s’appeler Ayers Rock, est probablement la plus imposante structure rocheuse ou, plus exactement, le plus grand monolithe du monde. D’autres dômes rocheux, dénommés, ceux-là, The Olgas, ont été découverts à peu près à la même époque.
Au fil des ans, des millions de personnes ont foulé le sol d’Australie simplement pour voir et photographier ces deux formations géologiques, marcher autour d’elles et les escalader, tentatives qui se sont parfois soldées par des résultats funestes.
Il y a quelques années, par respect pour les premiers peuples d’Australie — les aborigènes, pour qui ces endroits sont des lieux sacrés — de nouveaux noms ont été donnés aux deux formations. Ayers Rock s’appelle aujourd’hui «Uluru», et The Olgas sont dorénavant mieux connues sous le nom de «Kata Tjuta». Toutes deux sont situées dans le plus célèbre parc du pays, le parc national de Kata Tjuta.
Qu’un but
À Ayers Rock — une communauté dont l’essentiel s’articule autour des célèbres sites — les visiteurs n’ont qu’un but en tête: visiter les attractions géologiques, de sorte que toutes les 15 minutes, il est possible de monter à bord d’une camionnette qui s’y rend directement. Le meilleur moyen de contempler la plus réputée des deux, le rocher Uluru, est de monter à bord de la navette de votre hôtel aux aurores. Celle-ci vous mène à l’aire d’observation à temps pour le lever du jour, au moment précis où le monolithe effectue son premier saisissant changement de couleur.
Des dizaines de personnes s’alignent alors le long de la chaussée, baissant la voix, émues, et vous n’entendez plus que le cliquetis incessant des appareils photo. Certains s’attardent après le lever du soleil dans l’intention d’emprunter un sentier plus ou moins interdit qui encercle le rocher Uluru, et qui fait près de 9 km. Le monolithe est long d’environ 3 km et fait 2 km en largeur. Son sommet se trouve à près de 350 mètres du sol. On peut sentir le mystère qui émane du rocher Uluru simplement en l’observant et comprendre ce que les premiers Australiens entendent par «sacré».
Chaque jour, des dizaines de personnes gravissent la piste qui mène au sommet du rocher. Une piste approuvée par les autorités du parc mais que les aborigènes préféreraient voir déserte, non seulement parce qu’il s’agit d’un lieu sacré, mais encore parce que les grimpeurs peuvent se blesser en perdant pied accidentellement ou à cause d’une bourrasque.
Secoués
«Comment vous sentiriez-vous si des gens venaient dans votre pays, commençaient à escalader un lieu sacré et mouraient en essayant? Nous sommes très secoués lorsqu’un si triste événement se produit sur notre propriété.»


C’est ce que m’a confié Keith Aitken, un grand homme à la voix douce qui souriait en m’expliquant que malgré son nom écossais, qu’il a hérité des missionnaires dans son enfance, il était bel et bien un aborigène, ou plutôt un des «premiers Australiens», dénomination qu’il semblait de loin préférer.
Alors que nous le suivions dans une excursion près du rocher Uluru et qu’il nous racontait l’histoire de son peuple, il s’est accroupi sur un tapis de toile pour broyer des brindilles séchées, qu’il a transformées en une sorte de pâte.
Il nous a ensuite montré comment les chasseurs projetaient leur lance avec agilité et précision. Mais c’est lorsqu’il nous a parlé de la vie que menait autrefois son peuple que son discours nous a semblé le plus empreint d’émotion et d’authenticité.
«Dans notre littérature ancienne, il n’existe aucun mot pour docteur, nous a-t-il dit. À cette époque, les gens n’avaient pas besoin d’un docteur. Ils s’alimentaient sainement. Il n’y avait pas de produits toxiques. Ils n’étaient pas malades.»
Un jour sans vent, Jamie Mills, jeune homme diplômé en environnementalisme et guide chez Discovery Eco Tours, nous a conduits jusqu’à l’autre merveille du parc, la formation géologique Kata Tjuta (photo ci-contre), qui regroupe environ 40 dômes rocheux. Une dizaine d’entre nous a suivi Jamie Mills dans une randonnée à l’intérieur de profondes cavernes, dans d’immenses gorges. Nous avons tous eu le souffle coupé devant de telles merveilles de la création, qu’il est toutefois strictement interdit d’escalader sous peine d’une amende salée.

voyage photo au Vietnam avec une agence vietnamienne locale expert des voyages hors des sentiers battus
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