Voyages hors des sentiers battus

lundi 26 décembre 2011

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bali et lombok - Bali et Lombok: colorée et raffinée
Suffisamment proches pour être à portée de vue l’une de l’autre, les îles de Bali et de Lombok ont toutes deux une nature volcanique et une taille similaire. Elles offrent toutefois aux visiteurs des expériences différentes. Bruyante, colorée et raffinée, Bali est une des destinations touristiques les plus prisées du monde. La discrète Lombok fut longtemps connue uniquement des grands voyageurs. Bali et Lombok occupent le centre de l’archipel indonésien, longue chaîne d’îles qui s’étend de l’océan Indien au Pacifique. Ces îles étant situées à un carrefour des anciennes routes commerciales entre l’Europe, le Moyen-Orient, l’Inde et la Chine, leurs habitants ont subi les influences de nombreuses civilisations. Bali constitue une province de la république d’Indonésie, devenue une démocratie en 1999 après une longue période de dictature, et a pour capitale Denpasar. Lombok fait partie de la province de Nusa Tenggara Barat et abrite la capitale provinciale: Mataram. Les habitants des deux îles forment des sociétés principalement rurales malgré l’urbanisation que connaît le sud de Bali depuis les années 80. L’électricité et la télévision n’ont atteint beaucoup d’endroits qu’au cours du dernier quart du XXe siècle, ce qui n’empêche pas l’Internet d’être déjà très utilisé.

Les Balinais hindouistes, les Sasak musulmans de Lombok et les diverses minorités avec lesquelles ils cohabitent attachent une grande importance aux questions communautaires, en particulier à l’harmonie sociale. Chaque culture tire fierté de son identité tout en restant très tolérante. Les Balinais partagent plus volontiers leur tradition artistique et religieuse que les habitants de Lombok.

Le sud de Bali

La région la plus touristique de Bali offre des visages contrastés. Ses plages ont d’abord attiré des voyageurs à petits budgets et des surfeurs, bientôt rejoints par la clientèle des complexes hôteliers de grand luxe. Malgré les changements apportés par la modernité et l’afflux de visiteurs, les communautés villageoises conservent leurs rites et leurs traditions culturelles et artistiques.

Denpasar, la capitale provinciale de Bali depuis 1958, se trouve au centre de la région et au nord du triangle formé par les stations balnéaires de Kuta, Sanur et Nusa Dua. C’est une ville bruyante et animée qui se modernise sans grande cohérence. Ancienne capitale du royaume de Badung qui contrôla le sud de l’île de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à sa conquête par les Néerlandais en 1906, elle a conservé peu de bâtiments anciens, mais abrite deux centres culturels importants: le musée de Bali et le Taman Werdhi Budaya. Sur la côte ouest, Kuta forme avec les localités périphériques de Legian et Seminyak le pôle touristique le plus actif, apprécié pour sa plage, les activités nautiques disponibles et une intense vie nocturne. Les vacanciers trouvent ici des hôtels, des restaurants et des boutiques pour tous les budgets.
À quelques kilomètres, Canggu permet de jouir d’un cadre de séjour plus paisible. Sur la côte est, Sanur offre les mêmes prestations que Kuta, mais dans un style plus familial et moins tapageur. Nusa Dua, au sud, avec ses complexes hôteliers de luxe et un golf de dix-huit trous, est une enclave créée de toutes pièces pour les étrangers aisés.

Par son aridité, la péninsule de Bukit présente un contraste frappant avec les rizières en terrasses et les jardins luxuriants qui ont assis la richesse des rajas de jadis. À sa pointe sud-ouest, l’un des temples les plus sacrés de Bali, le Pura Luhur Uluwatu, domine un panorama spectaculaire depuis un promontoire battu par les flots.
Dans le sud de Bali, l’océan offre des plaisirs variés: surf sur de puissantes déferlantes, découverte de splendides fonds coralliens ou farniente sur des plages frangées de cocotiers.

Le centre de Bali

Des centaines de villages se nichent parmi les rizières en terrasses sur les pentes sud qui dominent la plaine côtière. Berceau de la société traditionnelle balinaise, cette région correspond à la régence (et ancien royaume) de Gianyar. Le raffinement des arts-danse, théâtre, musique, peinture, sculpture et orfèvrerie – reflète l’influence des nombreuses familles nobles (puri) qui le composaient.

Parmi les nombreuses rivières qui creusent les flancs du Gunung Batur, la tumultueuse Ayung et la Melangit marquent respectivement les frontières occidentale et orientale de la régence de Gianyar. Entre la Petanu et la Pakrisan subsistent les vestiges d’une des plus anciennes civilisations de Bali: le royaume hindo-bouddhiste qui, du IXe siècle au XIe siècle, étendit son influence sur l’île depuis les actuels Pejeng et Bedulu. Le siège du pouvoir se déplaça à l’est, à Klungkung, après la conquête mojopahit au XIVe siècle, mais la région retrouva son lustre au XVIIIe quand s’imposèrent les principautés de Sukawati et de Gianyar. Les familles nobles rivalisèrent pour affirmer leur prestige en finançant réalisations architecturales et arts rituels. C’est le maître d’Ubud, sous le titre de Cokorda Gede Sukawati, qui s’imposa à la fin du XIXe siècle. Les Hollandais annexèrent son État en 1906, mais son successeur sut encourager la création artistique et attirer des peintres et des intellectuels étrangers. Plusieurs s’établirent dans la région au cours des années 30, et elle acquit alors un grand prestige culturel. La région est également appréciée pour la qualité de sa cuisine et l’hospitalité de ses habitants. De nombreux agriculteurs se sont tournés vers l’artisanat et le tourisme contribue aujourd’hui à entretenir certaines traditions locales. Les températures fraîchissent quand on quitte la plaine côtière pour grimper les pentes creusées de vallons et de gorges du centre de Bali.

L’est de Bali

Depuis des siècles, l’univers balinais a pour pôles le puissant mont Agung et le vaste temple de Besakih construit sur son flanc. Les anciens souverains de l’est de Bali exerçaient un pouvoir qui rayonnait bien au-delà des majestueuses montagnes et des vertes vallées de leur royaume. Ce qui reste de leurs palais et de leurs temples évoque les fastes de cours régies par le rituel et la tradition.
Divisée entre les trois régences de Klungkung, Bangli et Karangasem, la pointe orientale de Bali est une terre de contrastes d’une grande beauté naturelle où d’imposants volcans se dressent en arrière-plan de plages préservées. Haut de plus de trois mille mètres, le Gunung Agung est toujours en activité. Les flots de lave et de roches émis lors de l‘éruption meurtrière de 1963 ont laissé en beaucoup d’endroits de profondes cicatrices dans le paysage. En 1974, un tremblement de terre ravagea à son tour la région.

Celle-ci renferme les deux santuaires les plus vénérés de l’île. Besakih, le temple mère, accueille les grandes cérémonies de purification. Depuis la crête d’une splendide caldeira, le Pura Ulun Danu Batur veille sur le lac qui en occupe le fond. Les cours princières qui se disputèrent l’est de Bali rivalisaient aussi par leur faste et la pompe donnée aux cérémonies. Leurs commandes ont permis le développement d’un artisanat raffiné qui reste encore pratiqué dans de nombreux villages. En 1906, le roi de Klungkung prit la tête d’un grand puputan plutôt que de se soumette aux Hollandais. Ces derniers détruisirent son palais, mais épargnèrent les deux pavillons du Taman Gili aux plafonds peints de peintures wayang. Ayant fait allégeance aux colonisateurs, les rajas d’Almapura conservèrent une certaine autonomie. Le palais d’eau qu’ils construisirent dans les collines de Tirtagangga offre un aperçu du raffinement de leurs loisirs.En conquérant Bali au XIVe siècle, les Mojopahit javanais apportèrent un nouveau mode de vie basé sur un système de castes. Certains habitants de l’île le refusèrent et s’isolèrent. Leurs descendants, les Bali Aga, conservent leurs propres coutumes dans des villages comme Tenganan et Trunyan.

Le nord et l’ouest de Bali

La moitié ouest de Bali a pour cœur une longue chaîne montagneuse. La majeure partie de la population vit dans les plaines côtières qui l’entourent. Pendant des siècles, jusqu’à la conquête du sud de l’île par les Hollandais à partir de 1096 et la construction d’un port à Benoa dans les années 20, cette région est restée celle qui avait le plus d’échanges avec le reste du monde.

La partie de Bali décrite dans ce chapitre correspond aux régences de Tabanan, Jembrana et Buleleng dont les capitales administratives sont, respectivement, Tabanan, Negara et Singaraja. Au sud de la chaîne centrale, en allant vers l’ouest, les rizières cèdent graduellement la place à des cultures sèches et des forêts, tandis que la proportion de musulmans dans la population augmente. Les communautés les plus anciennes, fondées par des marins bugis, remontent au XVIIe siècle. Un parc national protège toute la pointe occidentale de l’île restée très sauvage. Sur la côte nord, une étroite bande de sol en général impossible à irriguer s’étend au pied de pentes abruptes c'est la place parfaite pour un trek bali. L’arrière-pays relativement fertile de Singaraja et les alentours de Munduk et de Busungbiu, à l’intérieur des terres, constituent deux exceptions.

Les influences extérieures ont marqué l’histoire de l’ouest et du nord de Bali et les villes de Negara et Singaraja dégagent une atmosphère qui évoque les ports marchands javanais. Première région conquise par les Hollandais, dès 1849, elle a gardé des traces profondes de la colonisation, en particulier à Singaraja, l’ancienne Residentie (préfecture) où ont survécu quelques bâtiments administratifs et résidentiels de l’époque. Les temples, qui se distinguent de ceux du sud par l’exubérance de leur décor sculpté, conservent des témoignages plus souriants des premiers contacts avec les Européens. Des bateaux à vapeur, des voitures ou un peintre à bicyclette apparaissent dans leurs bas-reliefs au milieu des démons ou des personnages légendaires des mythes locaux. Depuis les années 30, les environs de Negara abritent deux villages de Balinais convertis au christianisme. Plus récemment, ce sont des immigrants madurais qui se sont installés sur la côte.

Lombok

Rizières inondées, collines verdoyantes, montagnes austères et longues plages de sable blanc composent à Lombok des paysages variés. Une population où se mêlent Sasak musulmans et Balinais de souche entretient une riche diversité culturelle. L’île n’a pas connu le développement touristique de Bali: elle conserve plus d’authenticité mais offre moins de confort au visiteur.

Au nombre de deux millions environ, les Sasak, qui forment la majorité de la population, descendent probablement d’immigrants arrivés au IVe millénaire avant Jésus-Christ. Leur identité est issue de deux influences majeures qui se sont exercées à partir du début du XVIe siècle sur des coutumes animistes centrées sur le culte des ancêtres: l’islam, prêché par des Javanais, et la culture hindouiste de conquérants venus de Bali. Ces derniers s’imposèrent surtout à l’ouest et c’est toujours là que vit la majeure partie de la minorité de tradition balinaise. Elle compte environ 100 000 membres. L’île abrite aussi de petites communautés chinoises, arabes et bugies.

Les Sasak pratiquent un artisanat séculaire dont l’originalité s’exprime entre autres dans les tissages et la poterie.
Leurs mosquées s’inspirent souvent de l’architecture musulmane javanaise, mais la forme caractéristique de leurs greniers à riz a des origines plus anciennes. Les danses et la musique de l’île de Lombok doivent beaucoup aux civilisations indo-javanaise et balinaise.

L’île présente plus d’intérêt pour sa beauté naturelle que pour son héritage architectural. Les plages permettent des activités comme le surf, la planche à voile, la plongée et la pêche. À l’intérieur des terres, la chaîne volcanique dominée par le Gunung Rinjani offre de splendides itinéraires de randonnée. Sur la côte ouest, Senggigi est devenu le principal pôle touristique. Au large, les îles Gili possèdent des fonds coralliens exceptionnels. La côte sud, où des falaises spectaculaires tombent droit dans l’océan, reste encore très peu fréquentée.

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