Voyages hors des sentiers battus

samedi 31 décembre 2011

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Tout endroit, a dit un jour un écrivain, est un endroit unique lorsqu’on le connaît vraiment.

Ceci est tout à fait vrai du Belize, où mon épouse et moi avons passé une petite semaine, il n’y a pas si longtemps.

Le Belize est situé sur la côte de l’Amérique centrale, encadré par le Guatemala, le Mexique et la mer des Caraïbes. C’est un petit pays et vous pouvez facilement le parcourir du nord au sud en voiture en une seule journée, en passant par des villages aux noms évocateurs d’un passé colonial - Sandhill, Ladyville et Middlesex.

Mais ce qui rend le Belize inoubliable, c’est le cadeau remarquable que lui a fait la nature. On y trouve d’innombrables îles et la barrière de corail la plus longue de l’hémisphère, qui s’étend sur 257 km.

Le Belize est un paradis naturel – un habitat pour près de 600 espèces d’oiseaux et plus de 4 000 formes de vie végétale. Le long des fleuves au parcours sinueux, des mangroves sans âge abritent des iguanes, et des crocodiles se prélassent sous le soleil de l’après-midi.

Nous nous sommes installés au Fort George, un hôtel Radisson à Belize City, qui offrait un forfait chambre avec petit-déjeuner. Nous avions une chambre située au rez-de-chaussée, avec une terrasse à l’ombre de vignes luxuriantes et de cocotiers où dès 18 heures, des oiseaux exotiques (des orioles et des kisadees m’a-t-on dit) se mettaient à gazouiller soudainement, comme si on leur en avait donné le signal, pour accueillir la soirée.

Nous aurions pu nous contenter de rester à l’hôtel, avec ses deux piscines et son superbe mobilier colonial, mais bien entendu cela aurait été une erreur.

Le directeur du Fort George, Jim Scott, nous a expliqué: «Le Belize est pour les voyageurs, bien plus que pour les touristes».

Et Jim Scott sait de quoi il parle. Originaire du Michigan, il est venu au Belize avec les Corps des volontaires de la paix, vers la fin des années 1980, et il s’y est tant plu qu’il est resté.

Nous nous sommes donc inscrits à quelques visites guidées, qui se sont très bien passées, en compagnie de quelques touristes sérieux.

Nous avons d’abord fait un tour sur l’étroit fleuve Belize, dans une petite embarcation avec Mario Gonzalez pour guide. En passant près des mangroves, celui-ci a souvent repéré pour nous, de son oeil expérimenté, des espèces exotiques à plus d’une centaine de mètres de distance. Il coupait le moteur dès que nous étions suffisamment près pour apercevoir un iguane, presque invisible sur les branches grises, ou des crocodiles assoupis à côté de lis-araignées.

«Gardez vos yeux ouverts et vos mains hors de l’eau», disait Mario avec humour.

Après un déjeuner composé des traditionnels plats du Belize à base de riz et de fèves, nous sommes repartis en direction du nord, pour aller visiter un des sites archéologiques parmi les plus précieux en Amérique centrale, les ruines de l’ancienne cité maya, Altun Ha. Les Mayas – un peuple amérindien dont on dit qu’il a prospéré dans la région à partir de 1 500 avant J.-C. – ont laissé de nombreux témoignages de leur civilisation dans des édifices de pierre au Belize, au Guatemala et au Mexique.

À Altun Ha, le plus impressionnant est un temple, où l’on a découvert les restes d’une personne âgée, lors de son excavation, ainsi qu’une pièce de jade sculptée de 15 cm qui est, dit-on, la plus grande pièce de jade découverte dans un site maya. D’autres fouilles ont permis de découvrir d’autres objets et ouvert la voie à d’autres travaux encore.

«Plus vous restaurez, nous a expliqué Mario, et plus il faudra restaurer à l’avenir.»

Une veritable jungle
Au début des années 1980, la biologiste américaine Sharon Matola a créé le zoo de Belize, pour recueillir des centaines d’animaux déplacés ou maltraités. Ici, ils ne vivent pas dans des cages, ils circulent en liberté dans un habitat naturel. Nous avons passé une bonne partie d’un après-midi avec notre guide Dana Clancy, à nous promener au milieu de 120 espèces d’animaux du Belize, notamment des singes-araignées, des cigognes jabiru et des jaguarondis. À un moment donné, nous nous sommes arrêtés pendant que Dana parlait avec un perroquet de toutes les couleurs, qu’elle connaissait manifestement:

- Qui est beau?
- C’est moi!
- Comment vas-tu aujourd’hui?
- Bien.
- À la prochaine!
- D’accord!

Il aurait aussi bien pu s’adresser à nous.


***


POUR PLUS D’INFORMATION
  • Le Radisson Fort George est parfaitement situé et ses chambres sont impeccables. Il se trouve également à côté d’un restaurant très bien coté au Belize, le Harbor View, où le filet de boeuf argentin préparé par le chef Myron Bradley nous a procuré un plaisir culinaire inégalé. Nous nous sommes installés à Belize City, mais les visiteurs peuvent également descendre dans des hôtels près d’une autre ville, Placencia, ou sur une île assez proche, Ambergris Caye, dans des hôtels situés en bord de mer.
  • Signature Vacations/ Vacances Signature propose des forfaits pour le Belize. Pour obtenir de plus amples informations, demandez à votre agent de voyage de vous fournir une brochure ou consultez signaturevacations.com. Pour vous renseigner sur le Belize, communiquez avec l’Office du tourisme du Belize au 1-800-624-0686. Ou bien adressez-vous à travelbelize.org.
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