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samedi 31 décembre 2011

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guatemala - Ciudad de Guatemala : ville vibrante et traditionnelle
© Guide Ulysse
Avec ses trois millions d’habitants, la Ciudad de Guatemala, communément appelée Guaté, est la plus vaste agglomération urbaine d’Amérique centrale. Lieu nodal cosmopolite, elle affiche un mode de vie vibrant d’activités qui marie les mœurs internationales aux us de la culture traditionnelle Le centre historique est la zone la plus bruyante de la capitale. Des commerces en tout genre ont pignon sur la 6a Avenida et la 7a Avenida. Les boutiques chics ont, quant à elles, déménagé dans d’autres quartiers. La majorité des attraits touristiques se trouvent à courte distance du Parque Central.
La Plaza de la Constitución est le cœur de la ville. Elle est désignée sous différents vocables: Plaza Mayor, Plaza de Armas ou tout simplement Parque Central. Inauguré à la fondation de la nouvelle capitale en 1776, le Parque Central illustre parfaitement le schéma urbain qui caractérise les colonies espagnoles partout dans les Amériques.
Il s’agit toujours d’une grande place destinée aux manifestations officielles, qui est bordée au nord par le Palacio de los Capitanes General (palais du Gouvernement) et à l’est par la cathédrale et le palais épiscopal. L’occupation des côtés ouest et sud varie. Ici, la bibliothèque nationale occupe le côté ouest, tandis que le Portal del Comercio se trouve au sud. Sa partie ouest est appelée Parque Centenario.
La Plaza de la Constitución devient le lieu de rencontre de la jeunesse tous les dimanches. C’est une occasion unique d’admirer la grande diversité des costumes dits traditionnels.
Situé du côté nord de la Plaza de la Constitución, l’actuel Museo Palacio Nacional de la Cultura a été édifié sous la présidence de Jorge Ubico (1931-1944). L’emplacement du présent édifice fut occupé par un premier Palacio de los Capitanes General, qui fut détruit par les tremblements de terre de 1917 et de 1918. Un nouvel édifice fut construit en 1921. Pour la célébration des 100 ans de l’Indépendance centraméricaine, il fut baptisé «Palacio del Centenario» et surnommé «Palacio de Cartón» (palais de carton) par le peuple. Un incendie le détruisit en 1924; s’ensuivit l’édification du palais actuel.

À sa construction en 1943, le Palacio Nacional représentait la plus monumentale structure de toute l’Amérique centrale. Son style baroque espagnol, expressément exigé par le président Ubico, rassemble la tradition du solide et de la grandeur de l’architecture espagnole influencée par l’art mauresque si riche en détails décoratifs comme le luxe des couleurs des faïences. Cette combinaison de style est propre à l’architecture coloniale guatémaltèque. Mais le plus grand intérêt du Palacio Nacional se trouve à l’intérieur: la chapelle et les fresques du grand peintre guatémaltèque Alfredo Gálvez Suárez.
Le Palacio Nacional fut déclaré monument historique en 1980 et abrite maintenant la présidence de la république et quelques ministères, mais aussi le musée de la culture, un centre culturel qui présente une collection de peintures et de sculptures. À l’arrière du Palacio Nacional, vous pouvez admirer la résidence présidentielle, au parement extérieur de pierres vertes.


À l’est du Parque Central, la Catedral Metropolitana fut construite par l’architecte espagnol Marcos Ibáñez entre 1782 et 1815 (les tours datent de 1867). La première pierre fut posée par l’archevêque Francos y Monroy et le capitaine général du roi, Matías de Gálvez, le 25 juillet 1782. Plusieurs peintures et statues qu’on retrouve à l’intérieur proviennent originalement de l’ancienne cathédrale d’Antigua. Les peintures qui ornent les murs sont des œuvres des XVIIe et XVIIIe siècles. Le Portal del Comercio qui date de 1788, est catalogué par les historiens comme l’unique construction coloniale du Parque Central. Les arcades du Portal del Comercio ainsi que la Catedral Metropolitana ont survécu au séisme de 1917.
Le Mercado Central, situé derrière la cathédrale, offre aux visiteurs un incroyable éventail d’objets fabriqués par les artisans de tout le pays. Ici, le marchandage est de rigueur; c’est un véritable souk renfermant des centaines d’étals. Vous y trouverez de tout, et ce, à très bon prix. Pour acheter vos souvenirs, c’est l’endroit idéal. Au deuxième sous-sol, on trouve un marché d’alimentation très achalandé.
Située à quelques rues au nord-est du marché, la superbe Iglesia La Merced, coiffée d’une élégante coupole de mosaïque de style néoclassique (fin XVIIIe siècle), fut consacrée en 1813. Confiée aux jésuites, elle est remarquable pour sa trentaine d’inégalables statuettes sculptées et ses 300 peintures, véritable trésor national. Ses 17 retables ont tous été réalisés à Antigua au cours du XVIIe siècle.
Un peu plus au nord se trouve le Cerro del Carmen une colline sur laquelle se dresse une chapelle qui constitue l’un des rares joyaux historiques de l’époque coloniale. Premier temple construit en 1620 dans la vallée de l’Ermite, comme on appelait la région à cette époque, l’église fut maintes fois modifiée. Les quatre niches de la façade de l’église représentent le saint prophète Élie, sainte Thérèse d’Avila, saint Jean de la Croix et sainte Madeleine de Pazzis.
La vie des citadins du XVIe siècle vibrait autour de cette colline, véritable berceau de la ville. L’histoire veut que les religieuses de sainte Thérèse d’Avila d’Espagne aient demandé à un Génois d’apporter une statue de la Vierge au Nouveau Monde, où la sainte fondatrice de l’ordre aurait voulu évangéliser les païens. Le religieux génois, Juan Corz, qui apporta la statue, devint ermite, et on lui construisit une première église qui fut consacrée en 1620. Le don de la Mère supérieure de l’ordre orne aujourd’hui l’Ermita del Carmen.
Le MUSAC ou Museo de la Universidad San Carlos a été récemment restauré et bien aménagé. Cet édifice a été témoin de plusieurs événements historiques. C’est ici qu’on proclama l’indépendance du Guatemala en 1823 et que fut rédigée la Constitution fédérale. Le musée est bien conçu, mais c’est surtout pour son architecture et les musiciens qui donnent des concerts gratuits les samedis que l’on y vient.
Située au nord-ouest du Parque Central, l’Iglesia La Recolecció est un véritable trésor d’art en grande partie venu d’Antigua: statues, peintures, objets de culte dont un superbe reliquaire d’argent massif dans la chapelle de Sagrarío et une Virgen del Socorro apportée d’Espagne en 1524.

L’Iglesia y Convento de Santo Domingo abrite une statue de la Vierge du Rosaire, sculptée en 1630. La Vierge du Rosaire fut couronnée reine du Guatemala le 28 janvier 1833. Il faut voir également le très beau gisant, un Christ au tombeau, apporté d’Angleterre par les dominicains en 1628. Originellement placé dans l’église Santo Domingo d’Antigua, il fut transporté ici après le séisme de 1773.
Le Centro Cultural Miguel Ángel Asturias, construit par l’architecte Efraín Recinos, est considéré comme une grande création artistique par plusieurs Guatémaltèques. Sa construction s’est échelonnée sur 18 ans. Il intègre le Gran Teatro, d’une capacité de 2100 personnes, un théâtre de poche et un théâtre en plein air, ainsi que le Museo de Armas Antiguas, un musée militaire.

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