Voyages hors des sentiers battus

mercredi 28 décembre 2011

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Pérou - De Lima aux Andes centrales
Route la plus spectaculaire pour atteindre les Andes centrales au départ de Lima, la voie ferrée est désormais rouverte. Une fois par mois, le train part de Lima et se faufile astucieusement le long des parois rocheuses des montagnes, enjambant une cinquantaine de ponts et autant de cours d’eau, puis passe à travers une soixantaine de tunnels, pour finalement arriver quelque 300 km plus loin à Huancayo. À moins d’être téméraire et de vous y aventurer en voiture, vous opterez pour l’autocar, efficace en cette région, vous permet­tant d’observer des paysa­ges assez spectaculaires. Rarement fréquentées par les visiteurs, les Andes cen­trales comptent parmi les régions les plus pauvres du pays et parmi celles ayant le moins d’infrastructure touristique.
D’aussi loin qu’on s’en souvienne, des mines furent exploitées par les Espagnols avec l’aide des Autochtones réduits à l’état d’esclavage. Au milieu du XXe siècle, de nom­breuses compagnies mi­nières étrangères se sont à leur tour implantées dans des villes comme Cerro de Pasco et La Oroya.
Puis, au début des an­nées 1980, la ville d’Ayacucho et toute la ré­gion furent frappées dure­ment par la guérilla entre­tenue par le «Sentier lumi­neux». Aujourd’hui, cette sombre page de l’histoire semble tournée, mais les infrastructures demeurent on ne peut plus sommai­res, et les routes ne sont pas toujours en bon état, surtout durant la saison des pluies.
Toutefois, les villages sont pittoresques, et les paysages qui défileront devant les yeux des privilé­giés qui découvriront cette région sont tout simple­ment sensationnels. Dans cette région isolée, l’œil du voyageur attentif aperçoit parfois un petit village es­seulé, massé autour de la silhouette élancée de son église dont le clocher soli­taire retentit pour rassem­bler les fidèles.
SURVOL GÉOGRAPHIQUE
Le Pérou est sans l’om­bre d’un doute le pays andin par excellence. La région au centre du pays se nomme la Sierra et est jalonnée de hautes montagnes formant son épine dorsale, qui culmine à 6 200 m d’alti­tude au mont Huascarán. Il s’agit d’un maillon de la plus longue chaîne de montagnes de la planète qui court sur plus de 10 000 km depuis l’Alaska au nord jusqu’à la Terre de Feu dans l’hémisphère Sud. La Sierra couvre environ un tiers de la superficie totale du pays et est constituée, en réalité, de plusieurs chaînons où des volcans pouvant être encore actifs couronnent certains sommets.
ATTRAITS
Cieneguilla Cieneguilla apparaît sur l’une des routes qui s’accrochent au flanc des Andes, une vingtaine de kilomètres à l’est après avoir quitté Lima. Peu fréquentée par les touris­tes, cette tranquille petite localité s’anime les fins de semaine, alors que les Limeños fuient la capitale populeuse le temps de se détendre hors de la ville et de déguster la spécialité de la région, la pachamanca.
Cajamarquilla Les ruines en adobe préin­cas de Cajamarquilla se trouvent à environ 8 km à l’est de Lima sur la route qui mène à La Oroya. Le site est hélas à l’image de bien d’autres sites archéo­logiques méconnus des Péruviens, donc très mal entretenu.
Puruchuco Puruchuco se présente comme des vestiges préin­cas en adobe dont les origines datent environ du IIIe siècle de notre ère; le site fut occupé bien plus tard par les Incas avant l’arrivée des Espagnols. Il a été finalement restauré vers le milieu du XXe siècle. On suppose qu’il s’agissait d’un endroit où logeait un curaca (chef de région et fonctionnaire au service de l’Empire inca). S’y trouve aussi un petit musée qui abrite quelques objets trouvés sur le site.
La Oroya Perchée à plus de 4 300 m d’altitude, la ville minière de La Oroya tire sa subsis­tance de riches gisements métallifères et n’est sûre­ment pas la ville la plus attrayante du pays. La Oroya s’est développée grâce aux mines de Cerro de Pasco. En effet, il s’agit de l’endroit où l’on traite les minerais extraits des gisements de la région de Cerro de Pasco pour les acheminer ensuite par train vers Lima.
La Oroya est un carrefour, car la route qui part de Lima et qui aboutit ici converge ensuite dans toutes les directions des Andes centrales: nord, est et sud.
Junín À une cinquantaine de kilomètres au nord de La Oroya se pointent du haut de ses quelque 4 100 m d’altitude le petit village de Junín, dont la plupart des maisons sont coiffées de tuiles rouges, ainsi que le lac éponyme. Si la ville n’offre guère d’attraits aux visiteurs, Junín a toutefois sa place dans l’histoire du Pérou. En effet, c’est ici, le 5 août 1824, que Simón Bolívar et ses valeureux soldats infligèrent un échec aux troupes espagnoles.
Huánuco

à Située à une altitude légèrement inférieure à 2 000 m, de part et d’autre du Río Huallaga, Huánuco est une ville tran­quille qui pave la voie vers Tingo María, dans la Selva, ou vers les ruines de Ko­tosh.

Les ruines de Kotosh se dressent péniblement à moins de 5 km à l’ouest de Huánuco. Elles se distin­guent par la présence d’el templo de las manos cruza­das (temple des mains croisées). On peut obser­ver la sculpture qui illustre les fameuses mains croi­sées au Museo de Arqueo­logía y Antropología de Lima. Ces ruines appartiennent à une civili­sation précédent la culture Chavín, mais sont malheu­reusement peu spectacu­laires et mal entretenues. En 1960, des archéolo­gues japonais ont effectué des excavations sur le site, mais personne n’a poursui­vi le travail depuis fort longtemps.
De Huánuco, la route continue à descendre vers Tingo María et la forêt tropicale.
Tarma
Tarma est une ville popu­leuse pour les Andes cen­trales. Sa population ap­proche en effet les 100 000 habitants, et son altitude dépasse légère­ment les 3 000 m. Malgré son grand nombre d’habitants, il n’y a rien de particulier à signaler. La ville s’anime toutefois à Pâques pour la Semana Santa.
À environ 80 km à l’est de Tarma, la pittoresque pe­tite bourgade esseulée de San Ramón compte un peu plus de 5 000 habi­tants et est rarement vi­sitée par les touristes.
Jauja
Jauja mérite d’être citée, car il s’agit de la première capitale péruvienne. Juchée à 3 500 m d’altitude et située à quelque 40 km de Huan­cayo, Jauja fut en effet dé­signée pour être la pre­mière capitale de la répu­blique par Francisco Pizar­ro avant qu’il ne s’aperçoive que, malgré le site fabuleux entouré de superbes montagnes, l’endroit n’était guère facile à défendre contre les atta­ques des envahisseurs ou des indésirables.
Convento de Ocopa
Situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Jauja, le couvent d’Ocopa compte parmi les plus vieux centres mission­naires franciscains du pays. Sa bibliothèque contient environ 25 000 merveil­leux livres d’ici et d’ailleurs racontant l’histoire du monde depuis des siècles. La plupart ont été colligés un à un par ces missionnai­res qui ont affronté vents et marées avant de s’installer ici à l’époque de la colonisation. Le monas­tère fut érigé vers 1725.
Huancayo
Comptant environ 100 000 habitants, la capi­tale du département de Junín, Huancayo, est située à environ 310 km de Lima sur la rive du Río Mantaro, à une altitude moyenne de 3 240 m. C’est ici qu’est arrivé pour la première fois le célèbre train de la côte le 24 août 1908. C’est également ici que l’ex-président de la répu­blique, Ramón Castilla, proclama la loi qui abolis­sait l’esclavage en 1854.
Son marché du dimanche anime la ville et les envi­rons. On y trouve toutes sortes de bibelots, de pro­duits artisanaux et de piè­ces de vêtements que les visiteurs aiment rapporter à la maison comme trophée de voyage.
Huancavelica
Située dans un lieu rude et isolé, la ville de Huancave­lica est sûrement moins connue que celle de Po­tosí. Toutefois, ses mines de métaux précieux furent, à l’instar de Potosí, l’une des principales sources d’enrichissement des Espa­gnols. Un nombre incalcu­lable d’Autochtones péri­rent à l’intérieur de ses galeries, dans le seul but d’enrichir les conquistadors et le trésor royal d’Espagne. Aujourd’hui, la ville se trouve dans l’une des régions les plus pau­vres du pays, où l’espérance de vie atteint à peine 50 ans et dont le taux de mortalité infantile est aussi parmi les plus éle­vés du pays.
Ayacucho
Située à 2 740 m d’altitude, Ayacucho béné­ficie d’un climat agréable et d’un site entouré de jolies montagnes; elle demeure ensoleillée pratiquement toute l’année. La ville est tristement connue comme le foyer où le mouvement du «Sentier lumineux» est né, a pris son essor et a fini par tenir toute la région sous sa coupe. Cette époque est heureusement révolue, et les voyageurs peuvent désormais déam­buler dans ses rues qui arborent de nombreuses marques de l’époque colo­niale.
Ayacucho possède une trentaine de temples reli­gieux qui datent de l’époque coloniale. La plu­part sont fermés ou n’ouvrent qu’à des heures irrégulières, certains sont en mauvais état ou en res­tauration, mais tous ont un dénominateur commun: malgré leur façade sobre et effacée, leur intérieur est souvent richement dé­coré et rehaussé de feuilles d’or.
Les ruines de Wari (ou Huari)
Peuple de belligérants et violents, les Waris avaient toutefois maîtrisé l’art du tracé urbain de façon ex­ceptionnelle. Ils étaient influencés par les Tiahua­nacos et faisaient des échanges commerciaux avec les Nascas.
À environ 55 km d’Ayacucho, les ruines de Wari (ou Huari) se dressent tou­jours tant bien que mal près d’Ayacucho. Pour mieux comprendre la si­gnification des ruines, il est préférable d’être accom­pagné d’un guide spéciali­sé.
La grotte de Pikimachay
Située à environ 25 km d’Ayacucho, cette grotte renfermait jadis les restes d’une civilisation vieille de 20 000 ans. Évidemment, il n’y a plus rien à voir à l’intérieur de ses parois rocheuses obscures, car tout a été distribué dans les nombreux musées du pays, notamment ceux de Lima.
La Quinua
La Quinua, un simple petit village, se trouve à environ 40 km au nord-est d’Ayacucho et s’anime lors de son marché du di­manche. Près du village se dresse un obélisque de 44 m. Chaque mètre re­présente une des 44 an­nées qui menèrent à l’indépendance du Pérou. Ironie du sort, c’est un Espagnol qui traça les plans de l’obélisque.
Vilcashuamán
Vilcashuamán est le nom des vestiges incas qui se dressent à une centaine de kilomètres d’Ayacucho. Exposées depuis des siè­cles aux outrages répétés du temps, ces ruines ont perdu beaucoup de leur charme et de leur éclat d’antan, mais elles plairont sans doute aux amateurs inconditionnels de vieilles pierres et de civilisations disparues. Si vous voulez les visiter, vous devez vous lever très tôt le matin pour pouvoir revenir à Ayacu­cho dans la même journée.
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
Formalités d’entrée
Les Canadiens et les citoyens de l’Union européenne n’ont pas besoin de visa pour entrer au Pérou. Pour entrer au pays, il est nécessaire d’avoir en sa possession, outre son passeport national et son billet d’avion pour sortir du pays, une carte de tourisme (tarjeta de turismo). Cette carte vous sera remise par l’agence de voyages à l’achat du billet d’avion. Elle permet à tout visiteur étranger (français, canadien, belge ou suisse) de séjourner au pays 90 jours.
Taxe de départ
Une taxe de départ de 30$ doit être versée par toute personne quittant le Pérou. Le paiement de cette taxe se fait en partant, à l’aéroport, au moment de la réservation de votre place. Veillez à disposer de cette somme en argent comptant ($US ou soles), car les cartes de crédit ne sont pas acceptées. Une taxe de départ de 5$ s’applique à tous les vols intérieurs.
Climat
Au Pérou, les Andes se dressent à des hauteurs parfois vertigineuses et subissent de nombreux changements de température selon les régions géographiques. La température de la Sierra diminue beaucoup en fonction de l’altitude; en moyenne, elle varie entre 14?C et 18?C. Évidemment, plus on monte, plus la température diminue. Sachez que le mercure peut descendre sous le point de congélation. N’oubliez pas que, même si les températures sont moins élevées que dans la région côtière, le soleil n’en demeure pas moins ardent et lumineux. La saison des pluies va du mois de novembre au mois d’avril.

Pour de plus amples renseignements:

Consulat du Pérou à Montréal
550 rue Sherbrooke Ouest. bureau 970
Montréal, Québec H3A 1B9
Tél: (514) 844?5123
www.consuladoperumontreal.com

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