Voyages hors des sentiers battus

samedi 31 décembre 2011

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egypte - Égypte, au pays des pharaons
Fameuses pyramides...
L’Égypte, avec ses 5 000 ans d’histoire, sa fabuleuse civilisation et ses mythes fondateurs, a toujours occupé l’imaginaire des Occidentaux. Petit voyage au pays des pharaons.
***
Une visite au cœur du Caire
On arrive au Caire le soir, après un interminable voyage: près de sept heures de vol entre Montréal et Paris. Puis, un autre vol de six heures et demie jusqu’au Caire.
Entre la capitale française et la capitale égyptienne, le voyageur est condamné à une attente de cinq heures qu’il passe comme il le peut en fouille de bagages à main et de chaussures et en banquettes inconfortables.
Si on ajoute à cela les trois heures d’attente obligatoire au départ de Montréal, on comprendra que l’exaspération montre le bout de son vilain nez.
Puis, comme par miracle, arrive ce nageur qu’on n’attend plus, cette mer de lumière qui dévore le hublot quand l’appareil amorce sa descente. Ça y est: on arrive.
Encore quelques minutes et l’avion touche la piste. Les courbatures et raideurs du passager se font plus discrètes. L’appareil s’immobilise. On se lève enfin. On quitte l’appareil. On respire l’air chaud de cette capitale dont personne, pendant les 20 jours du voyage, ne saura dire la population avec exactitude. Quelque part entre 17 et 23 millions, selon les guides…
Puis surgit un autre moment d’inquiétude. Faudra-t-il, une fois encore, subir d’autres contrôles, d’autres attentes ? Les bagages seront-ils là ? Comment m’y retrouverai-je ? C’était compter sans l’efficacité de mon voyagiste. C’était surtout compter sans la formidable gentillesse de son représentant qui m’attendait avec une pancarte: «Monsieur Denis».
De poignée de main en poignées de valise, je me suis retrouvé à l’hôtel, un cinq-étoiles sur le bord du Nil, juste en face de la banque Faycal.
Ça roule
Entre l’aéroport et l’hôtel, j’ai redécouvert ce qu’était la circulation automobile dans une authentique grande ville un soir de congé (c’était vendredi, donc…) : un raz-de-marée de klaxons et de couinements de freins.
Il était 20 h. C’était comme si tout ce qui roule au Caire de charrettes et de véhicules moteurs s’était donné rendez-vous dans la rue.
Puis, c’est l’arrivée à l’hôtel. J’ai l’impression de pénétrer dans une ambassade occidentale, tant les mesures de sécurité sont nombreuses: papier d’identité du chauffeur et du guide, miroirs sous le véhicule, chiens renifleurs, gardes armés.
J’en retiens cependant qu’on y trouve la pyramide à degrés de Zoser, fondateur de la IIIe dynastie, soit 2 700 ans avant J.-C. Grande première dans l’histoire de ce pays : le pharaon confia la conception de cette pyramide à son architecte et grand prêtre, Imhotep. Ça en fait une star, chose rare dans les monarchies et les dictatures où l’on n’aime guère partager la gloire. J’en retiens aussi que l’homme avait du génie. Sa construction est en pierres et non en briques de terre: c’est une première dans l’histoire de l’architecture. Du moins en Égypte!
J’avoue une certaine émotion en passant sous la frise aux cobras. On est loin des modestes 350e et 400e anniversaires de toutes sortes de notre cher beau pays. Par Toutatis, que nous sommes jeunes !
À table
L’homme vivant aussi au présent, je me suis retrouvé le midi dans un restaurant qui s’appelait — ô surprise ! — Restaurant Saqqarah.
C’était agréablement ombragé. L’air était frais. Les aubergines étaient tendrement frites. Et il y avait une bière, la meilleure de ce pays musulman, la Saqqarah Gold.
La journée s’est terminée par une visite au Musée égyptien des antiquités. En voulez-vous, des antiquités ? En v’là ! À la limite, ça me sortait par les oreilles et par les yeux.
Je me rappelle néanmoins le coin réservé aux trésors de Toutankhamon que j’avais ratés à Montréal. Là, à moins d’un mètre de mes lunettes, je voyais le légendaire masque d’or de ce pharaon freluquet et fragile, mort dans la très tendre vingtaine.
Depuis l’assassinat de 58 touristes à Louxor en 1997, on ne badine pas avec la sécurité des visiteurs en Égypte. Ainsi que l’expliquait patiemment un guide, le tourisme est — avec le canal de Suez — l’une des principales sources de devises étrangères du pays. Enfin, c’est la chambre, le lit, le sommeil. Et le réveil.

C’est parti
C’est déjà aujourd’hui. Notre guide s’appelle Hanane. C’est une jeune femme qui a appris son joli français dans une école du Caire. Pour la petite histoire, ajoutons qu’elle a une sœur étudiante en médecine, à Toronto. Ce qui, bien sûr, n’a rien à voir avec l’Égypte.
Notre première visite est la nécropole de Saqqarah. Je vous fais grâce de tous les détails historiques qui, de toute façon, ne me sont guère familiers.
Dans une vitrine, à deux pas, il y avait son char de parade, une oeuvre tout en 2légèreté. Et je me disais qu’avec deux pur-sang au timon, j’aurais fait du soixante à l’heure. Et que la mort ne m’aurait pas rejoint.
Garçon, une autre Saqqarah Gold. Et à demain.
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