Voyages hors des sentiers battus

mercredi 28 décembre 2011

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kenya - En visite chez les Masaïs
© Paul Simier
Les hommes masaïs dansent sur place en sautant le plus haut possible les pieds joints.
Enveloppées d'un lainage de couleur rouge vif, leurs silhouettes filiformes se profilent autour de leurs grands troupeaux. Pour le touriste en safari, les Masaïs, les autochtones de là-bas, sont incontournables. Semi-nomades, ils vont et viennent, en fonction des pâturages qu'exigent leurs troupeaux, sur les immensités de terre qui leur appartenaient exclusivement jadis.
Leur terre n'a pas de frontières, qu'ils soient au Kenya ou en Tanzanie, ils sont des Masaïs. On dit qu'ils sont au nombre de 300 000 ou même 800 000 au total.
Des vaches comme richesse
Leurs vaches, surtout, constituent leur richesse, mais ils élèvent aussi des moutons et des chèvres. Ils en tirent leur prestige, bien sûr, mais aussi et d'abord leur subsistance. Les Masaïs se nourrissent principalement d'un mélange de produits laitiers et… de sang, celui de jeunes bovins qu'ils prélèvent régulièrement, à vif bien sûr. La viande, c'est un luxe que l'on réserve pour les grandes occasions. Leur habitat est très primitif. Une palissade faite de branchages d'épineux constitue l'enclos communautaire à l'intérieur duquel sont disposées les cases.
Ces maisons, ne comportant qu'une étroite ouverture faisant office de porte, sont faites de branchages tressés recouverts de terre et d'une couche de bouse de vache. Les Masaïs étant polygames, chaque femme du ménage dispose de sa propre hutte.
Au centre du village, une seconde palissade permet d'enfermer le bétail dès l'approche de la nuit, de façon à le défendre contre les animaux sauvages. Selon la coutume que perpétuent la plupart des Masaïs, la première épouse est attribuée au jeune homme à la suite d'un arrangement des deux familles. L'homme peut ensuite contracter d'autres mariages, d'amour s'il le souhaite. La dot est évaluée en nombre de vaches cédées à la famille.
Avant de prendre épouse, il faut que le jeune soit d'abord circoncis, puis initié par les anciens aux us et coutumes, aux droits et devoirs de son clan. Il quitte alors la maison maternelle pour se joindre, à l'écart, à un groupe de jeunes de sa classe d'âge. Selon la tradition, avant de pouvoir se dire un homme, un «guerrier», et prendre femme, le jeune doit avoir tué un lion. Comme cet acte est absolument interdit à présent dans ces pays qui protègent leur faune sauvage, les jeunes de la même classe d'âge se mettent ensemble pour ne plus tuer… qu'un seul lion. Et encore, sans trop s'en vanter.
Villages...culturels
Afin de pouvoir profiter des retombées générées par la présence massive de touristes, certains Masaïs ont organisé spécialement des villages pour recevoir les touristes.
L'entrée au village peut être payante, moyennant quoi les touristes peuvent photographier tout et tout le monde. Les objets d'artisanat produits par les femmes du village sont exposés, mais ce sont les hommes qui négocient les prix.
Puis, les femmes, dans leurs plus beaux atours, se mettent en rang pour entonner une mélopée. Les hommes, de leur côté, se mettent en demi-cercle pour danser sur place, c'est-à-dire que, chacun à leur tour, ils se mettent à sauter le plus haut possible les pieds joints.
Dans ce village de Tanzanie, les familles masaïs sont remplacées par d'autres au bout de deux ans de façon à ce qu'elles bénéficient à leur tour de l'argent des touristes. «C'est un faux village. J'ai vu un Masaï avec un cellulaire!», s'est exclamée une dame de ma compagnie. Sans doute faudrait-il que les «bons sauvages » soient encore plus sauvages pour être vrais…
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