Voyages hors des sentiers battus

samedi 31 décembre 2011

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Le plus simple déplacement se transforme en aventure
Photo: Journal de Montréal
Dans les gares règne une grande animation. À tous les arrêts du train, les vendeuses de victuailles s’activent.
À BORD DU TRANSGABONAIS | Une joyeuse ambiance règne aujourd’hui à bord des wagons de première classe (du matériel usagé racheté à des sociétés européennes), du fait de la présence de plusieurs invités se rendant à une cérémonie de mariage dans un village situé près de Franceville, dans la partie orientale du pays. Mes voisines, elles, partent en avance de façon à pouvoir participer, l’une à la préparation des mets pour des centaines d’invités, l’autre à la mise en place des modalités d’accueil.
Durant des heures, nous avons parlé de relations familiales, des rites qui président aux mariages, des liens des citadins avec leur village d’origine aussi.
En saison sèche (qui correspond à notre été), le niveau des eaux est au plus bas, laissant affleurer une succession de roches qui forment autant de rapides en saison des pluies.
À travers la forêt
De part et d’autre de la voie ferrée, la forêt fait valoir ses droits. Les gares des localités éparpillées sur le parcours servent de points de stockage des grumes sortis des chantiers forestiers des alentours.
Le chantier de cette ligne ferroviaire fut qualifié à l’époque de pharaonique. Il fallut en effet 13 années d’efforts pour faire passer la voie d’une longueur totale de 800 kilomètres à travers la jungle, avant de parvenir à mettre le train en service il y a une vingtaine d’années.
Cédée à une société privée filiale d’une compagnie minière active dans la région de Franceville, la voie ferrée permet la circulation des passagers et assure également le transport de minerai de manganèse et de grumes vers le port de Libreville.
À défaut de routes dignes de ce nom—la Grande majorité des tronçons qui existent à travers le pays ne sont pas asphaltés —, le train constitue le moyen le plus fiable pour se déplacer le long de l’axe central du pays.
Péripéties et aventure
Le voyage en train réserve toutefois son lot de péripéties. Le voyage aller Libreville- Franceville n’a pris ce jour-là qu’une dizaine d’heures, malgré les nombreuses pannes dues à des problèmes d’alternateurs qui privaient les compartiments de première classe d’une climatisation (toute relative) et d’éclairage.
Lors du voyage de retour, de nuit, nous avons vécu une panne majeure de locomotive (qu’il a fallu changer), ce qui a occasionné un retard d’environ cinq heures.
Avant même de mettre les pieds dans un parc national (par la route, les péripéties sont encore plus nombreuses et plus variées), tout déplacement à travers le Gabon relève rapidement du voyage d’aventure.
C’est ce qui s’appelle sortir des sentiers battus. Pas étonnant dès lors que le Gabon, «la Mecque de la nature», n’accueille annuellement que 150 000 touristes étrangers.
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