Voyages hors des sentiers battus

samedi 31 décembre 2011

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honduras - Honduras: la mystérieuse Paris maya
À l'entrée des ruines de Copán
Plus d’un visiteur a probablement baissé la voix en pénétrant sur le site de Copán. Les perroquets ont beau causer normalement à l’entrée des ruines, les visiteurs, eux, se laissent plus facilement impressionner: l’ancienne cité maya, avec ses temples et ses arbres géants, sort tout droit d’un monde oublié.
Située dans les montagnes du Honduras au bout d’une route sinueuse, asphaltée, mais pleine de trous, Copán fait partie du vaste ensemble de cités mayas qui s’est étendu dans presque toute l’Amérique centrale. Parmi celles-ci, Tulum et Chichén Itzá sont bien connus des touristes qui fréquentent les hôtels de Cancún, au Mexique. Mais Copán, qui aurait connu son âge d’or dans les années 700, demeure plutôt méconnue.
Elle est aussi relativement peu fréquentée en comparaison, bien qu’elle soit la plus importante attraction continentale du Honduras. Un peu moins de 100 000 visiteurs s’y sont rendus en 2009. Conséquence? On se sent plutôt privilégié quand on y met les pieds, car on a l’impression étrange d’avoir des ruines mayas (presque) juste pour soi.
La Paris du monde maya
À Copán, il n’y a pas de grandes pyramides. On se promène entre les temples, devant des autels, sur de grandes places, dans des tunnels et au milieu du deuxième plus grand jeu de balle de toute la Méso-Amérique.
Découvert en 1570, le site actuel s’étend sur un kilomètre carré, mais on estime qu’il allait jusqu’à 24 kilomètres carrés autrefois. Aujourd’hui, les pierres des temples et des terrasses ont presque la même couleur que l’herbe brûlée par le soleil. Mais avec un peu d’imagination (et un bon guide), on arrive à visualiser la Copán d’autrefois: édifices peints en rouge, sols blanchis à la chaux, sculptures ornées de pierres précieuses. On s’imagine les parures des rois, les cérémonies pour les dieux, les sacrifices humains, les cris de la foule. Un peu plus et on voit un grand prêtre prédire la fin du monde en 2012 les yeux tournés vers les étoiles!
Fait avéré, c’est pour son art et ses sculptures particulièrement bien exécutées que Copán fascine les spécialistes. On la surnomme même la « Paris du monde maya ». Ses monolithes ciselés avec finesse ont de quoi impressionner, et même les tunnels — que l’on peut visiter — cachent des sculptures funéraires et les restes presque intacts d’un vieux temple sacré.
L’œuvre la plus exceptionnelle de Copán est toutefois l'«Escalier aux pétroglyphes», la plus longue inscription maya connue. L’escalier fait 100 mètres de large et chacune de ses 64 marches est couverte de dessins gravés. Au total, 1800 glyphes permettent de retracer l’histoire de la cité et de ses rois aux noms étranges: «18 Lapin», «Nénuphar Jaguar», «Fumée Jaguar», etc. Ils ne révèlent toutefois pas pourquoi la ville a été abandonnée à la nature quelque part autour de l’an 900.
Aujourd’hui encore, de grands arbres aux troncs gris surgissent entre les monuments, tous très abîmés par le temps, l’érosion, les tremblements de terre et la végétation elle-même. Le plus vieil arbre du site, un immense ceiba, aurait près de 300 ans et ses racines feraient un kilomètre de long. Au pied d’un temple, l’une d’elles surgit du sol comme un immense serpent venu d’un autre monde.
Halte au village
Une fois bien imprégné de mystères mayas, il fait bon s’arrêter au village voisin de Copán Ruinas. Dans le parque central, les touristes et les habitants forment une petite foule agréable et nonchalante. C’est l’endroit idéal pour apercevoir un peu le Honduras d’aujourd’hui, qui compte parmi les pays les plus pauvres de l’Amérique centrale.
Tout autour du parc, de jolies rues pavées grimpent à pic dans la montagne. On peut y voir des enfants qui rentrent de l’école, des hommes coiffés du chapeau de paille traditionnel, des visiteurs qui prennent leur temps. Des motos taxis à trois roues, comme celle que l’on retrouve en Aise, sillonnent aussi le petit village colonial.
Un peu partout, des auberges offrent leurs balcons fleuris aux touristes et les restaurants, nombreux, proposent l’incontournable plato típico: viande grillée, haricots noirs, riz, bananes plantains frites, crème et tortillas de maïs.
Une fois repu, il ne reste plus qu’à laisser la nuit tomber sur les montagnes et à songer au passé de Copán. Dans les vallons vivent encore, dit-on, plusieurs descendants mayas de la grande cité en ruine.

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Copán: infos pratiques
À voir? La visite complète du site archéologique de Copán comporte celle des monuments, des tunnels et du musée, où l’on trouve les plus belles sculptures du site et une réplique grandeur nature du fameux temple souterrain, le Rosalila.
Combien ça coûte? Visiter Copán coûte un peu cher: il faut payer pour l’entrée, ajouter un extra pour visiter les tunnels, un autre pour voir le musée et encore payer pour un guide accrédité. Cela dit, si vous avez fait toute cette route, ce n’est pas le temps de compter vos lempiras! Calculez autour de 50$ par personne pour la totale.
S’y rendre? Votre séjour se déroule principalement sur les plages de Roatán? Informez-vous des options proposées pour visiter le continent. Sachez aussi que plusieurs vols vers les îles atterrissent d’abord à San Pedro Sula, d’où il est possible d’organiser un tour jusqu’aux ruines. De là, la route est assez longue (environ trois heures) et les derniers 60 kilomètres sont parsemés de panneaux «danger» à cause des glissements de terrain, mais les montagnes sont verdoyantes et la vie s’y déroule sans artifice.
Le saviez-vous? Seul site archéologique du Honduras, Copán figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
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Le Honduras en bref
- Si le site archéologique de Copán est l’un des sites les plus visités du Honduras continental, le pays est surtout reconnu pour ses îles caribéennes: Roatán (île principale), Utila et Guanaja. Leurs eaux turquoise abritent une grande barrière de corail qui fait la joie des plongeurs et les plages blanches sont réputées splendides. Des forfaits tout inclus sont offerts avec des départs de Montréal. - Le Honduras est réputé comme un pays plutôt dangereux, mais un voyageur bien informé ne devrait rencontrer aucun problème. Consultez le site du gouvernement pour les conseils aux voyageurs: www.voyage.gc.ca.
- Certains vaccins ou médicaments étant recommandés, visitez une clinique de santé voyage quelques semaines avant de partir.
- Le Honduras est bordé par le Salvador, le Guatemala et le Nicaragua et sa capitale est Tegucigalpa. On y parle espagnol, mais à Roatán, autrefois occupée par les Britanniques, c’est l’anglais qui domine.

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