Voyages hors des sentiers battus

mercredi 28 décembre 2011

thailande - La Thaïlande à dos d'éléphant
Il vient un temps dans la vie de tout homme où il se doit de monter à dos d’éléphant. Ma première expérience avec ces créatures était avec une représentation en bois, appartenant à mes parents. Avant mon voyage de l’année dernière, je n’avais vu de vrais pachydermes que dans des livres, dans des films, à la télévision ou -en quelques occasions- dans des zoos.
Dans cette luxuriante zone du nord du pays, près de 1800 éléphants d’Asie vivent librement dans des parcs nationaux, tandis que près de 3000 autres vivent dans des enclaves privées, nous expliquait Theerapat Trunprakan, un éleveur privé, propriétaire de la ferme d’éléphants Patara.
Plus de la moitié de ces bêtes travaillent dans l’industrie du tourisme, d’autres sur des fermes, en forêt ou en montagne. Ils sont aussi utilisés lors de processions religieuses, des statues d’éléphants décorent les hôtels et les autoroutes et des sculptures de toutes tailles sont en vente partout. Les éléphants sont importants pour les monarques, la religion et la nation thaï, qui en comptait plus de 100 000 au milieu du XIXe siècle, alors qu’ils servaient de montures de guerre. De nos jours, on fête le Jour de l’éléphant chaque 13 mars.
Les accidents, l’étalement urbain et la déforestation ont contribué à réduire leur nombre. «Le taux de naissance est plus faible que le taux de mortalité», mentionne Trunprakan. Et malgré une surveillance accrue de la frontière, certains sont illégalement introduits au Myanmar, où la déforestation continue et les mines abandonnées lors de récents conflits sont autant de menaces pour ces bêtes.
Au sud de Chiang Mai, l’organisme «Friends of Asian Elephants» dirige un hôpital gratuit où sont soignés les éléphants blessés ou malades. Contrairement au bétail ou aux chèvres, les éléphants répondent mieux aux soins lorsqu’ils sont traités individuellement, ce qui crée des emplois pour plusieurs villageois.
Les promenades sont très populaires et 50 camps touristiques ont été construits, où les éléphants démontrent tout leur savoir-faire, certains jouant même au soccer. Mais Trunprakan investit également dans leur avenir.
«On tente de leur faire faire plus de bébés», dit-il. L’accouplement se fait naturellement, «sous supervision humaine».
La gestation dure généralement deux ans, mais les grossesses qui prennent fin hâtivement sont généralement souhaitables, puisque les défenses des mâles se développent rapidement. Si un éléphanteau donne un coup trop fort sur les mamelles de la mère, elle le repoussera.
Les femelles qui mettent bas sont habituellement supervisées par une «tante», qui veille à ce que le petit ne soit pas écrasé pendant l’accouchement. Elle met également de l’ordre autour de la litière. Les éléphants d’Asie, plus petits que leurs cousins africains, peuvent atteindre trois mètres de haut et peser quatre tonnes. Chaque jour, ils engloutissent 250 kilos de nourriture et 60 litres d’eau. Dans des conditions idéales, ils peuvent vivre plus de 70 ans.
Avant que notre groupe puisse commencer sa ballade, nos hôtes gigantesques devaient prendre leur bain.
Guidés par des «mahouts», les éléphants sont dirigés vers la rivière, où leur peau épaisse est lavée à grande eau pour les débarrasser de la poussière et ainsi prévenir les infections ou l’irritation que pourraient causer les sangles déposées sur d’épais coussins protecteurs.
Une fois montés, à l’aide d’une plateforme de bambou construite à flanc de colline, ça ne prend que quelques minutes pour s’habituer au rythme lent, mais régulier de la bête.
Agrippé aux accoudoirs de métal, je me suis habitué au roulis de Baibune, un mâle de 19 ans, de la même façon qu’on s’habitue au roulis d’un bateau ou qu’on apprend à se déplacer dans un train en marche.
C’était fantastique! C'est hors des senntiers battus
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