Voyages hors des sentiers battus

samedi 31 décembre 2011

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gabon - Le Gabon se définit comme la «Mecque de la nature»
Photo: Journal de Montréal
Les voyageurs n’ont pas besoin de descendre du train pour acheter de quoi manger.
LIBREVILLE, Gabon | El HadjOmar Bongo, l’omnipotent et indélogeable président de la république gabonaise, affirme que son pays «dispose du potentiel pour devenir la Mecque de la nature où des pèlerins accourront des quatre coins cardinaux du globe pour venir s’assurer qu’il existe encore de tels trésors sur la planète». Plus modeste, René Hilaire Adiahéno, secrétaire permanent du Conseil national des parcs nationaux du Gabon, que j’ai rencontré l’été dernier dans ses bureaux de Libreville, déclare que le Gabon vise à devenir «le Costa Rica de l’Afrique centrale». «C’est notre ambition et c’est à notre portée, dit-il. Nous avons la biodiversité la plus riche de toute l’Afrique centrale.» Les parcs nationaux, qui représentent, selon lui, «l’éternité du Gabon», vont permettre de «réconcilier les Gabonais — dont 80% vivent dans les villes— avec leur nature et leur culture».
«Tous nos contes font référence aux animaux. Notre sagesse est basée sur notre nature. Il faut donc asseoir une éducation axée sur l’environnement. En développant les parcs nationaux, on va faire partir les Gabonais vers leurs villages, croit-il, car les problèmes de Libreville, la capitale, sont liés à l’exode rural.»
Treize parcs nationaux
Lors du Sommet de la Terre qui s’est déroulé à Johannesburg en 2002, le président Omar Bongo avait rendu publique sa décision de créer 13 parcs nationaux et de protéger ainsi 11% du territoire national gabonais.
Les zones concernées ont été déclarées d’intérêt naturel mondial. Dans le monde, seul le Costa Rica atteint un pourcentage de territoire protégé de cette importance. Les 13 parcs naturels gabonais se trouvent répartis à travers tout le territoire du pays situé à cheval sur la ligne de l’équateur, tout en disposant d’une vitrine sur l’Atlantique entre le Cameroun et le Congo Brazzaville.
Il y a un an, l’Unesco a d’ailleurs consacré l’un de ces parcs en le classant au répertoire du patrimoine mondial de l’humanité. Le parc de Lopé-Okanda, situé au centre du pays, fut, en 1946, la toute première aire protégée du Gabon.
De multiples atouts
Le patrimoine naturel du Gabon est exceptionnel. Le pays peut se targuer de posséder la gamme de plantes la plus riche de toute l’Afrique. Des espèces animales menacées ou peu représentées en Afrique figurent encore en colonies importantes au Gabon.
Les écosystèmes, fort variés, revêtent la forme d’épaisses forêts équatoriales, de grands plateaux, d’immenses savanes de mangroves touffues, de vastes estuaires, de labyrinthes de lagunes, de fleuves impétueux et d’une façade océanique de 950 kilomètres.
Le territoire national, d’une superficie de 267677 kilomètres carrés (l’équivalent de la moitié de la France), abrite une population totale de 1,2 million d’habitants, dont plus du tiers réside dans la capitale. La population se compose de nombreuses ethnies qui perpétuent des cultures et des traditions spécifiques.
Ressources naturelles
Depuis l’époque coloniale française, Le Gabon est convoité pour son incroyable réserve de bois et ses minerais, depuis plus récemment pour son pétrole aussi.
Les parcs nationaux sont présentés par les autorités gabonaises comme le pivot de la stratégie pour le troisième millénaire. Mais l’appétit des nations étrangères pour les ressources gabonaises fait peser des menaces sur les surfaces désormais protégées.
«On procédera au classement d’un site identique offrant le même écosystème», répond René Hilaire Adiahéno, directeur de Parcs Gabon, quand je lui demande ce qu’il adviendra en cas de conflit entre préservation et exploitation.



REPÈRES

  • Destination pour voyageurs avertis et débrouillards.
  • Le peuple gabonais est accueillant. Les gens ne sollicitent ni ne harcèlent les étrangers.
  • Le visa (coût de 100 $) est obligatoire.
  • Certaines vaccinations sont obligatoires.
  • Obligation de démontrer (attestation d’une banque) qu’on a les moyens de vivre au Gabon!
  • Le coût de la vie est élevé dans les villes.
  • Le meilleur rapport qualité/prix: l’hébergement dans les communautés religieuses. C’est simple ou même spartiate.
  • Transport aérien: Montréal-Casablanca (six heures et demie), Casablanca-Libreville (six heures), avec plusieurs heures d’escale à Casablanca.
Phản ứng:

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