Voyages hors des sentiers battus

mercredi 28 décembre 2011

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Salvador pays paisible et accueillant - Le Salvador, un pays paisible et accueillant
Le nom du pays est associé dans bien des mémoires à un interminable et sanglant conflit interne. Mais cela relève du passé: le Salvador vit maintenant en paix depuis une douzaine d’années et accueille les touristes étrangers avec la gentillesse et la chaleur qui caractérisent son peuple. Les premières tentatives de percée sur le marché touristique international avaient été menées auprès des touristes québécois durant la saison hivernale qui suivit les accords de paix de 1992.
Était-ce parce que les infrastructures étaient déficientes? Était-ce parce que les manchettes relatives à la guerre civile, encore fraîches dans les mémoires, créaient alors un irrémédiable barrage psychologique? Les deux voyagistes québécois (aujourd’hui disparus) qui s’y étaient essayés tour à tour eurent tôt fait d’abandonner cette destination.
J’avais séjourné au Salvador à deux reprises dans ces années-là. J’y suis retourné au début de cette année qui marque la première saison de reprise du tourisme international, à nouveau avec les touristes québécois.
Un peuple accueillant
Le premier constat est le même que les premières fois: voilà un peuple heureux de recevoir des touristes étrangers et qui le manifeste avec simplicité et sincérité.
Parmi les 6,7 millions d’habitants que compte ce petit pays de 21 000 kilomètres carrés limitrophe du Guatemala et du Honduras, il n’est pas de famille qui ne compte pas de membres émigrés aux États-Unis, au Québec ou en Ontario, depuis les années sombres qu’a traversées le pays.
L’argent envoyé par les émigrés pour aider leurs proches constitue d’ailleurs la première source de revenus du Salvador. Viennent ensuite les produits d’exportation que sont le café et le sucre.
Les nouveaux emplois que génère l’économie mondialisée se situent dans les manufactures fonctionnant en zone franche sous la gouverne d’entreprises américaines, et de plus en plus chinoises. Les centres d’appels se développent également au service des multinationales américaines.
Le Salvador, il y a quatre ans, a adopté comme devise le dollar américain. Le salaire de base, fixé à 158,41$ US par mois pour les personnes qui ont la chance de trouver un travail, ne mène pas bien loin car, à la faveur de l’abandon du colon, les prix des denrées essentielles, soit le maïs, les haricots, le riz et les légumes, ont bondi sur les marchés.
Pour les gens du peuple, le plat traditionnel demeure la pupusa, galette de farine de maïs fourrée soit de haricots, soit de porc haché, soit de fromage, soit d’une garniture mélangée, qu’on peut se procurer encore à petit prix.
Américanisation galopante
La capitale San Salvador, au cours des dernières années, a complètement changé de visage. Les rues des quartiers périphériques, auparavant occupées par des résidences, ont été prises d’assaut par des successions de boutiques et d’ateliers ainsi que des enseignes de fast-food américaines, tandis que les banlieues se couvrent d’imposants centres commerciaux ultramodernes à l’américaine, pour le grand bonheur de la classe possédante.
Partout dans San Salvador, qui compte 2 millions d’habitants, se multiplient les signes de l’inexorable avancée de l’américanisation. Les Salvadoriens qui ont conservé un sens critique assurent que leur pays «s’est vendu aux États-Unis».
Les allures pharaoniques de l’ambassade des États-Unis témoignent d’ailleurs de l’intérêt que représente pour la superpuissance ce petit pays comme base d’observation de l’Amérique centrale.
Infrastructures
Ces dernières années, le gouvernement du Salvador a beaucoup investi dans le réseau routier, créant d’autres segments d’autoroutes et améliorant les réseaux secondaires dans la partie côtière notamment, ce qui facilite les déplacements.
Créée à la fin de l’année dernière, la nouvelle police touristique est présente là où séjournent ou circulent les visiteurs étrangers. Aux abords des plages de Los Cobanos, des sauveteurs diplômés se trouvent également postés.
L’ouverture récente d’un hôtel de standard international d’une capacité de 500 personnes sur le littoral de la province de Sonsonate, dans la partie nord de la côte salvadorienne (vers le Guatemala), a eu pour effet de créer quelque 400 emplois, ce qui, dans cette province traditionnellement agricole, est accueilli comme une bénédiction par la population.
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