Voyages hors des sentiers battus

mercredi 28 décembre 2011

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senegal - Le Sénégal, pour apprivoiser l'Afrique
© Tourisme Sénégal
Île de Gorée, Sénégal
«Bonjour Madame, tu veux une belle girafe? Non, alors cette jolie pirogue en bois? Ce masque alors?» Ils arrivent de partout, femmes vêtues d’affriolantes couleurs, enfants aux grands yeux implorants et vendeurs s’accrochant avec insistance au «toubab» («homme blanc»). Bienvenue au Sénégal!
Première destination touristique d’Afrique noire francophone, le Sénégal est un pays aux influences multiples mariant modernité et respect des traditions. Surnommé le pays de la «teranga» (hospitalité), c’est la destination idéale pour expérimenter la grande Afrique en toute sécurité.
On peut choisir de s’installer dans des tout inclus modernes et découvrir les belles plages de Saly Portudal, appelée «Station soleil» ou de Casamance, réputée pour la beauté de ses paysages. Sans manquer de s’offrir des sorties à la rencontre du peuple sénégalais, on peut y profiter du soleil et de la chaleur. Dans ces enclaves protégées, les vendeurs se font moins insistants que dans les rues et lient contact plus facilement, ce qui permet d’apprivoiser le marchandage.
De nombreuses excursions permettent la pratique de ses sports favoris comme la pêche sportive, la voile, le golf, sans oublier l’exploration des beautés naturelles et diversifiées de ce pays qui offre un environnement sécurisé et apaisant.
Avec six parcs nationaux, le contact avec la nature peut se faire de différentes manières, soit dans un circuit à travers les îlots et les mangroves du parc national du Delta du Sine Saloum, où niche une colonie d’oiseaux, soit en pirogue vers le parc national de la langue de Barbarie, une longue bande de sable entre l’océan Atlantique et le fleuve Sénégal qui sert de sanctuaire pour de nombreux oiseaux marins.
On peut également s’offrir un safari en 4X4 dans la réserve de Bandia; une excursion au Lac Rose dont la forte teneur en sel permet de flotter comme dans la mer Morte; visiter de petits villages de pêcheurs vivant dans la plus grande simplicité; fouler le cimetière de coquillages de l’île de Fadiouth; sans oublier la visite en calèche de la ville de Saint-Louis, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Difficile de ne pas succomber au charme de ce vestige architectural, le plus grand de l’Afrique noire, même si les abords du fleuve (surtout près du marché aux poissons) ressemblent à un dépotoir à ciel ouvert (sacs plastiques, mare d’eau stagnante, poissons en putréfaction) dans lequel piochent les chats, les chiens, les chèvres et parfois les porcs. Un spectacle que l’on retrouve à plusieurs endroits et qui se veut parfois difficile pour les Occidentaux fervents d’écologie.
Émotions en tout genre
Impossible de se rendre au Sénégal sans prendre le traversier qui mène à l’île de Gorée dont la Maison des esclaves (qui date de 1776) sert aujourd’hui de «gardienne des mémoires».
Devant les grands escaliers qui mènent aux appartements qu’occupaient les commerçants, le guide Éloi Coly raconte de sa voix forte et posée, la tragique histoire des millions d’esclaves africains qui, aux XVIIIe et XIXe siècles, ont dû vivre entassés dans les cellules des 28 «captiveries» installées sur cette île située à l’abri des vents atlantiques, ce qui permettait aux négriers (navires transportant les esclaves) d’y mouiller sans danger.
Il nous indique les cachots dans lesquels étaient enchaînés les hommes, les femmes et les enfants pendant des mois jusqu’au moment ultime où ils se retrouvaient devant un choix déchirant: embarquer sur le navire vers les Amériques ou se jeter à la mer et mourir.
Encore secoué par ces horreurs commises par des humains sur d’autres humains, le retour se fait en silence vers Dakar et son effervescence. Avec quelque 3 millions d’habitants, la capitale grouille de monde et il faut une certaine dose de courage pour oser s’aventurer seul à sa découverte.
Au marché
L’endroit le plus impressionnant est certainement le marché Kermel où les vendeurs se montrent plus qu’insistants. Pour éviter l’affolement et la peur de se perdre dans cette architecture mauresque qui date de 1910, mieux vaut prendre un guide. Sa présence justifiera amplement les quelques dollars qu’il vous en coûtera.
À ses côtés, on reprend son grand sourire, on s’abandonne à la découverte des objets proposés: sacs, vêtements, sandales, colliers, sculptures et même des fers à repasser et des bouilloires électriques.
En se frayant un passage, on arbore son plus beau sourire et l’on répète à l’infini: «Bonjour, c’est très joli ce que tu fais, mais je n’ai plus de sous». Ou alors on craque et l’on fait provision de colliers et de tout un tas d’objets hétéroclites dont on fera peut-être cadeau au retour.
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