Voyages hors des sentiers battus

mercredi 28 décembre 2011

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panama - Panamá: visite du centre historique «Casco Viejo»
© Guide Ulysse
Le centre historique de la «nouvelle Panamá» se trouve dans le secteur de San Felipe, couramment appelé «Casco Viejo» ou «Casco Antíguo». C’est là que vous trouverez la plupart des bâtiments datant de l’époque coloniale ainsi qu’un grand nombre de demeures de style en plus ou moins bon état. L’ensemble a des airs de La Havane, la capitale cubaine. Pour vous aider à mieux apprécier votre visite, nous vous proposons un parcours à pied à travers ce quartier fascinant. L’Avenida Central, piétonnière en partie (entre la Plaza Santa Ana et la Plaza 5 de Mayo), est le meilleur accès pour la visite. Vous pouvez voir tout ce secteur à pied en une journée.
Casco Viejo est aujourd’hui un quartier où il fait bon flâner, au hasard des ruelles jusqu’au front de mer. Il y règne une fabuleuse ambiance romantique à la nuit tombée. Plus tard en soirée, l’endroit devient le terrain de jeu des touristes les plus festifs.
Sur la jolie petite Plaza Santa Ana, agrémentée d’un parc, se réunissent quantité de Panaméens pour débattre de toutes sortes de sujets, en général d’ordre politique. Il y règne une animation constante.
Le temps des cathédrales
Édifiée entre 1688 et 1796, la Catedral Metropolitana constitue une belle réussite architecturale. C’est surtout sa façade qui retient ici l’attention, et vous ne manquerez pas de contempler sa partie centrale, construite avec les pierres de l’ancienne église du couvent de la Merci (Merced), situé à Panamá Viejo. Le choix de l’utilisation des pierres de l’ancienne église détruite fut décidé par les moines afin de laver symboliquement l’affront fait par le pirate Morgan et ses hommes lors de leur passage. Non contents d’avoir saccagé la ville, ces derniers n’hésitèrent pas en effet à utiliser l’église comme quartier général.
La cathédrale est flanquée de part et d’autre de deux tours de forme pyramidale peintes en blanc. Sur les clochers, vous pourrez observer des coquilles nacrées, incrustées en guise de décoration. Quant aux cloches qui s’y trouvent, également originaires de l’ancienne église, elles sont l’objet d’une bien curieuse légende. En effet, lors de leur fabrication à Tolède, en Espagne, Isabelle du Portugal, alors de passage, aurait jeté sa bague dans le métal en fusion. Le résultat en serait aujourd’hui une sonorité toute particulière, semble-t-il. L’intérieur de la cathédrale, quant à elle, avec son espace aéré, comporte quelques beaux vitraux. Quelques peintures de l’école de Séville y sont également visibles.
Théâtre
Le Teatro Nacional construit entre 1903 et 1908, arbore un intérieur qui ressemble étrangement à la Scala de Milan, non sans raison, car c’est Ruggieri, l’architecte de la Scala, qui en fut l’auteur. Son inauguration fut célébrée en la présence de la célèbre Sarah Bernhardt. L’intérieur, décoré de rouge grenat et de doré, avec ses petits balcons suspendus (remarquez le balcon central ou «balcon présidentiel», avec les armoiries de la république), invite à la rêverie.
Admirez également le lustre de cristal, importé de France. La voûte peinte par Roberto Lewis en 1907 glorifie le patriotisme de la nation panaméenne et affiche les couleurs nationales. Lors des travaux de rénovation entrepris dans les années 1970, c’est le fils de Roberto Lewis lui-même qui procéda à la restauration de la fresque de la coupole. Le foyer, quant à lui, avec son riche mobilier, est de nette influence française. Aujourd’hui encore, des concerts et des spectacles sont présentés au Théâtre national durant la période de mai à octobre.
N’hésitez pas à demander, lors de votre visite, d’avoir accès aux terrasses avant et arrière, d’où vous aurez une vue splendide de la Plaza Bolívar.
Le charme de Panama
La Plaza de Francia, au charme désuet, comporte en son extrémité maritime un obélisque surmonté d'un fier coq gaulois, élevé en l'honneur des ouvriers et ingénieurs français ayant participé à la construction du canal. Derrière le monument se trouve une galerie en forme de demi-cercle, sous laquelle vous pouvez lire, gravée à même les murs, l'histoire de la construction du canal.
Les ruines de l’Iglesia y Convento de Santo Domingo sont celles d’un ancien couvent fondé en 1678 par l’ordre des Dominicains et celles d’une église attenante. Les restes de la façade de l’église permettent d’imaginer l’importance et la beauté de l’édifice. Particulièrement agréable pour sa quiétude, l’endroit comportait une arche impressionnante par sa largeur, appelée Arco Chato, qui s’est malheureusement écroulée en 2003, à la suite des vibrations provoquées par les nombreux travaux de revitalisation dans le secteur. Mais on projette de la reconstruire.
Entièrement construite de briques et de mortier, et sans renfort intérieur, elle se dressait ainsi miraculeusement dans les airs depuis des siècles. Ce véritable exploit ne manqua pas d’attirer l’attention des partisans de la construction du canal au Panamá, car ils détenaient là la preuve irréfutable que le Panamá était le pays idéal au point de vue de la stabilité sismique.
Musée
Le Museo de Arte Religioso Colonial, un petit musée aménagé dans une chapelle juste à côté des ruines du couvent de Santo Domingo, renferme diverses sculptures et peintures religieuses datant de la période du XVIe siècle au XIXe siècle et provenant de diverses régions du pays. Une belle collection d’orfèvrerie y est également présentée. Parmi les œuvres exposées, la plus impressionnante est sans doute l’autel d’une des anciennes chapelles du couvent datant du XVIIIe siècle. L’autel, particulièrement esthétique, est recouvert de feuilles d’or.
Aussi, vous remarquerez l’utilisation quasi exclusive du style baroque dans les œuvres coloniales. L’explication de cet usage réside probablement dans le fait qu’il s’agit d’un style particulièrement expressif, permettant ainsi des représentations de scène à contenu éducatif. L’Église s’en servait pour diffuser largement ses idées morales et asseoir son pouvoir. L’humilité, la dévotion et le sacrifice, trois signes de soumission, étaient les mots d’ordre de l’époque.
Construite en 1671, et d’apparence extérieure assez modeste, l’Iglesia San José retient surtout l’attention pour son admirable autel d’or (Altar de Oro). Ce magnifique autel provenant de l’ancienne église du même nom à Panamá Viejo date du XVIIe siècle et est l’un des rares trésors à avoir survécu à la destruction de la vieille ville. Une légende voudrait qu’il ait été sauvé des mains du pirate Morgan grâce aux pères récollets (fondateurs de l’église), qui l’auraient peint en noir pour cacher le précieux métal tant convoité.
Quoi qu’il en soit, outre le fait qu’il soit toujours recouvert d’or, l’autel est surtout remarquable par son style. À la prédominance du baroque, se superposent en effet plusieurs éléments inhabituels rappelant la culture coloniale indigène (motifs de fruits exotiques, traits des personnages). L’autel dans son ensemble est d’une grande harmonie et est peut-être l’œuvre coloniale religieuse la plus prestigieuse du Panamá. La multitude de détails laisse présumer que de nombreux artisans ont contribué à sa réalisation.
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