Voyages hors des sentiers battus

dimanche 25 décembre 2011

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adirondacks - Rafting sur la Hudson
© Journal de Montréal
Le rodéo est commencé!
Les habitués disent que de l’eau vive comme celle de la rivière Hudson, presque en continu sur plus d’une vingtaine de kilomètres à la hauteur des Adirondacks, dans l’État de New York, ça ne se voit pas souvent dans ces latitudes.

Je n’ai pas fait assez de rafting, de canot ou de kayak pour avoir ma propre opinion là-dessus, alors je tiens leurs dires pour avérés.

Ce que je sais cependant, c’est qu’un des nombreux rapides de cette descente de rivière de près de cinq heures s’appelle Mile Long. C’est tout dire et ça éclabousse pendant un bon moment!

L’Adirondack Rafting Company (ARC) a invité quelques heureux journalistes québécois à «faire» la Hudson, à la mi mai. Presque néophyte en la matière, je me réconfortais à l’idée que la fonte des neiges des hauts sommets était à peu près terminée et que la rivière avait très certainement repris un rythme plus estival.


Des rapides de niveaux 4 et 5 comme en avril et au début de mai, c’est du costaud, m’a-t-on expliqué. Et du 6, c’est impraticable pour le commun des mortels.

On nous annonçait des rapides de classes 3 et 3,5, j’ai fait un peu de calcul mental et j’ai conclu que c’est à mi-chemin entre l’impossible et le calme plat. Ça me convenait parfaitement.

Rien d’effrayant, donc, pendant cette descente d’une Hudson aux berges complètement inhabitées. «Il faut marcher plusieurs milles avant de rejoindre la route la plus près», a répété à plusieurs reprises Rob Rafferty, notre guide et le propriétaire de l’ARC.

Rien d’effrayant, mais des yahou! à profusion, de nombreuses tasses d’eau et un homme à la rivière (pas moi) dans un des rapides les plus mouvementés.

Ajoutez à cela du soleil, un pique-nique sur les berges (avec quelques mouches noires), une petite baignade dans une zone plus calme et un guide intarissable qui nous a tout raconté des Adirondack et vous avez la recette d’une très agréable journée.

Le périple débute en fait sur l’Indian River, près du village du même nom, à une heure et quelque de route au sud de Lake Placid.

Après cinq kilomètres, l’Indian River joint ses forces à la Hudson. Suivent les rapides de Cedar Ledge, Blue Ledge, Black Hole et la pause du lunch. Le vrai rodéo se tient en après-midi dans la magnifique section de la Gorge de la Hudson, avec les rapides Osprey Nest, Mile Long, Twin Nasty, Kettle Mountain et Harris Rift.

La dernière demi-heure du périple est plus douce et le retour au camp de base se fait en autobus d’écoliers.

Rob Rafferty nous a assurés, au terme de la journée, que nous étions désormais des «vétérans» de l’eau vive. Ce qui m’a donné l’idée de revenir faire la Hudson l’année prochaine, à la fin d’avril…


  • Dire que la rivière Hudson est populaire est un euphémisme. Il y avait un cortège d’une quarantaine d’embarcations de six à huit personnes lorsque nous l’avons descendue.
  • La Hudson n’est praticable en été que quatre jours par semaine, à des heures bien précises, lorsque le petit barrage en amont est ouvert pour augmenter le débit d’eau, comme à l’héroïque époque des draveurs.
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