Voyages hors des sentiers battus

dimanche 25 décembre 2011

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afrique namibie reserve africaine - Séjour dans une réserve africaine: la fille aux lions
Pour Béatrice, les rues de la métropole ont fait place à la savane africaine, et les sorties sur les terrasses ont été remplacées par la découverte du peuple bochiman, des parties de tennis avec les guépards et même des pauses lecture en compagnie d’un phacochère! Cette aventure, Béatrice Marlic l’a vécue au sein de la ferme Harnas qui, au fil des ans, est devenue une réserve écologique dont la mission est de protéger les animaux abandonnés, orphelins ou en voie d’extinction. Là-bas, lions, guépards, léopards, babouins et chiens sauvages sont rois. En compagnie de neuf autres bénévoles venus des quatre coins du monde, Béatrice Marlic y a séjourné un mois. La première fois que la jeune femme de 31 ans a entendu parler de la ferme Harnas, c’est en regardant un reportage à la télévision: «Ça racontait l’histoire de Marlice, la fille des propriétaires, qui a été élevée avec des lions. J’ai trouvé ça extraordinaire et, tout de suite, je me suis dit: «Je veux aller là-bas!»
Au beau milieu de la Namibie
Dans ce pays de deux millions d’habitants, où la majorité des terres appartient à des fermiers, on chasse les animaux sauvages. Ainsi, un grand nombre d’espèces sont aujourd’hui en voie d’extinction. C’est le cas notamment des guépards, dont l’individu le plus célèbre, Goeter, âgé de 15 ans, est la mascotte de la ferme Harnas. «Sa maîtresse l’emmène dans les écoles pour sensibiliser les enfants à la protection des animaux, explique Béatrice. Goeter est tellement adorable que l’actrice américaine Angelina Jolie, qui a déjà visité la ferme Harnas, est tombée amoureuse de lui et a donné de l’argent à la réserve.»
C’est après avoir fait de nombreuses démarches que Mme Marlic est finalement entrée en contact avec les propriétaires de la ferme Harnas, qui lui ont fait parvenir un formulaire de sélection. Quelques jours plus tard, elle était choisie et commençait à préparer ce voyage qui la conduirait, après deux jours et demi d’avion, dans la savane africaine, où elle allait partager le quotidien d’une cinquantaine de Bochiman.
Le travail qui l’attendait ne serait pas de tout repos pour cette amoureuse des animaux. La jeune aventurière raconte: «Il y avait quatre jours types. La première journée, on préparait dans la matinée les bols de nourriture, puis on coupait la viande en petits morceaux pour l’apporter aux animaux qui se trouvaient dans les enclos autour de la ferme, comme les guépards apprivoisés, les singes, les oiseaux et les caracals. Le matin, il faisait très froid, la température frôlait le point de congélation, puis elle montait à 30 degrés plus tard dans la journée. Ça, c’est l’hiver!
«La deuxième journée était consacrée à la boucherie. Je dois avouer que c’était franchement dégueulasse! Les lions, les léopards et les guépards mangent chacun environ trois kilogrammes de viande par jour, ce qui fait qu’on devait dépecer des chevaux et des ânes, pour ensuite donner la chaire aux fauves. On se promenait avec des morceaux complets d’animaux. Il fallait avoir le cœur solide! Mais cette journée-là constituait notre récompense puisqu’on allait porter la nourriture aux fauves qui étaient dans les enclos; on la lançait par-dessus les grillages. D’ailleurs, j’étais super bonne au lancer de la viande de cheval! C’était vraiment impressionnant de voir les animaux manger.»
Au cours des autres journées, Béatrice nettoyait les enclos et avait droit à quelques moments de détente en présence des animaux. Elle en profitait pour jouer avec les guépards apprivoisés et leur donner du lait, ou encore pour observer les léopards. «Le léopard est un animal imprévisible, se souvient-elle. Il y avait une femelle, Miss Jones, qui a uriné sur moi la première fois qu’elle m’a vue!» Phœbe, un phacochère que la jeune femme avait apprivoisé, venait s’étendre à côté d’elle chaque fois qu’elle s’asseyait pour lire ou qu’elle s’étendait pour faire la sieste.
«Les guépards apprivoisés ronronnaient dès qu’on s’approchait d’eux. C’est vraiment fort comme bruit, on aurait dit un moteur», fait-elle remarquer. Les règles de sécurité à la ferme Harnas sont très strictes. Ainsi, on interdisait aux bénévoles de rester seuls dans un enclos, même dans celui des animaux apprivoisés.
De beaux souvenirs...
«J’ai vécu un mois à la ferme, souligne Béatrice. C’était mon paradis. Chaque jour était un émerveillement. Le fait de se tenir aussi près des animaux, c’est extraordinaire! Dès que j’avais fini de travailler, je retournais aux enclos.»
Ses plus beaux moments? «Il y en a tellement! avoue-t-elle. Je me souviens notamment que la première fois que j’ai réussi à toucher Foxy, un chacal, alors que personne ne pouvait le faire, j’ai été particulièrement heureuse. On parvenait à apprivoiser les animaux un petit peu plus chaque jour. J’aimais aussi nourrir les bêtes pour les touristes qui étaient en visite à la ferme. Je me rappelle également la nuit qu’on a passée à la belle étoile au milieu de la réserve. C’était magique!»
Cette aventure a permis à la jeune femme de prendre conscience qu’elle pouvait vivre avec presque rien, du moment qu’elle était entourée d’animaux. «Jamais je ne m’étais rapprochée autant de ma vraie nature, conlut-elle. On arrive dans l’inconnu et on doit s’adapter. C’est très révélateur de ce dont on a besoin pour vivre.» Béatrice a beaucoup aimé la Namibie, qu’elle décrit comme l’un des pays les plus sécuritaires d’Afrique, un pays où les gens sont hospitaliers et tolérants. Elle compte bien retrouver le plus tôt possible ses copains à quatre pattes, et rester avec eux deux mois cette fois!
Vous aimeriez en savoir davantage sur la ferme Harnas? Visitez le site Web www.harnas.com.
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