Voyages hors des sentiers battus

mercredi 28 décembre 2011

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sri lanka - Sri Lanka: une nuit au pic d’Adam
© Office du tourisme du Sri Lanka
Le pic d'Adam.
Caché au cœur des montagnes vertes du Sri Lanka, le pic d’Adam (ou Adam’s Peak) attire des pèlerins de toutes les religions du monde depuis plus de 1000 ans. Le mont sacré, autrefois meurtrier, ne cesse d’envoûter avec ses légendes et ses mystères.
***
Il est 2 h 30 du matin. Le Sri Lanka dort, tout est calme. La montagne sacrée se dresse devant nous, mystérieuse, avec son escalier de pierre. Nous ne distinguons rien, à part les petites lumières du sentier. Elles se tordent dans la nuit sur sept kilomètres, grimpent dangereusement vers le ciel et vont se perdre dans les étoiles. On dit du sentier qu’il est l’un des plus longs escaliers du monde. Nous le rejoignons, un chien errant comme éclaireur. À nous le pic d’Adam!
La montagne aux miracles
Les bouddhistes, les hindous, les chrétiens et les musulmans vénèrent tous le Sri Pada (autre nom donné au pic d’Adam) en raison de la grande empreinte de pied qui se trouve à son sommet. Cette trace dans la pierre attire les pèlerins dans la région depuis plus de 1 000 ans. Chacun a son explication: c’est le pied d’Adam chassé du paradis, de Bouddha montant vers les cieux, du dieu hindou Shiva ou de Saint-Thomas, le premier apôtre de l’Inde.
Selon le sympathique propriétaire de notre guest house, la montagne a de véritables pouvoirs: elle guérit les malades, donne des enfants aux couples infertiles, apporte l’amour, la fortune, etc. Il cite des tonnes d’exemples, cartes postales d’anciens visiteurs à l’appui. Nous sommes bien averties: une fois au sommet, il faut nous aussi faire un vœu et ne pas oublier de sonner la cloche pour qu’il soit exaucé.
Attention: dangers!
Notre éclaireur à quatre pattes nous a quittées. L’escalier de pierre devient de plus en plus étroit et plusieurs marches s’effritent. Nous croisons même un serpent en plein milieu de l’escalier! Il nous rappelle que, tout autour, c’est la forêt et que le prochain centre médical est à plusieurs kilomètres.
Mais ces petits périls ne sont rien en comparaison à ceux d’autrefois. Avec 2 243 mètres d’altitude, le Sri Pada n’est pas l’Everest, mais c’est le quatrième plus haut sommet du Sri Lanka, et sa renommée n’est pas seulement religieuse. Si on en croit les récits du 19e siècle, il n’était pas rare, à cette époque, que des dévots périssent de froid et de fatigue avant même d’avoir atteint le sommet. D’autres s’y rendaient, mais dans une telle faiblesse qu’ils y mouraient après avoir fait leur prière. Et cela, sans compter ceux que le vent jetait violemment au fond des précipices, ou ces autres qui faisaient des chutes fatales en raison du chemin trop glissant…
Un peu de réconfort
Heureusement, le sentier est aujourd’hui parsemé de petits stands à thé, où le lait chauffe à gros bouillons. Nous en choisissons un et prenons place sur un banc de bois rudimentaire, le temps de reprendre notre souffle avant le sprint final. Au loin, les lumières du chemin continuent de monter sans nous.
Notre but est d’atteindre le sommet avant le lever du soleil, qui est aussi magique, dit-on, que la fameuse empreinte sacrée. Cette fois, l’escalier bat vraiment des records d’inclinaison ! Il est de plus en plus bondé de gens et tout le monde se tient à la rampe de métal pour se donner du courage. «Vous y êtes presque!, nous dit-on. Continuez!»
Sommet divin
Nous posons finalement pied sur le sommet légendaire. Le vent nous fouette. Il est glacé et nous sommes en sueur. Comme il s’agit d’un lieu sacré, nous enlevons nos chaussures. Au-dessus de nos têtes, il y a des centaines de petits drapeaux de prières bouddhistes multicolores qui claquent dans le vent à toute vitesse.
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