Voyages hors des sentiers battus

mercredi 28 décembre 2011

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perou trujillo - Trujillo et le nord du Pérou
La richesse culturelle de la côte nord péruvienne ne saurait être sous-estimée par le visiteur pressé. Souvent délaissée par les touristes qui visitent le Pérou, cette région ne figure généralement pas en tête de l’itinéraire des visi­teurs. C’est que le modelé plat et le climat désertique de la côte située au nord de Chim­bote n’attirent guère par ses paysages lunaires, presque uniquement mi­néraux. Pourtant, sur ce sol à l’énorme passé, se dressent encore au­jourd’hui certains sites sa­crés à l’histoire méconnue des cultures Mochica et Chimú qui ont tout pour séduire les visiteurs, mais qui sont hélas ignorés plus souvent qu’autrement, faute de temps.
N’oublions pas que cette région côtière fut en effet, à une certaine époque, complètement dominée par les brillantes cultures Mochica et Chimú avant qu’elles ne soient supplantées à leur tour par un peuple andin en pleine expansion et plus conqué­rant, les Incas. Ville princi­pale de la côte nord, Tru­jillo conserve fièrement les traces de son passé colo­nial et constitue le point de départ idéal pour aller visi­ter la cité abandonnée de Chán-Chán de la culture Chimú ou pour partir à la découverte des vestiges de la culture Mochica encore plus anciens que sont ceux de la Huaca del Sol et de la Huaca de la Luna.
En outre, le nord recèle de pittoresques villages de pêcheurs éparpillés le long de la côte, où il est courant d’observer, en attendant de déguster la prise du jour, les caballitos de torto­ra bravant habilement les vagues du Pacifique sous la gouverne de leur pilote.
SURVOL GÉOGRAPHIQUE
La Costa forme une étroite bande de terre sableuse, rocailleuse et désertique couvrant à peine 10% de la surface du pays qu’un soleil ardent ne cesse d’inonder de lumière. Bordée à l’ouest par l’océan Pacifique et à l’est par la cordillère des Andes, cette région s’étire du Chili à l’Équateur sur près de 3 000 km, et sa largeur varie de moins de 100 kilomètres à quelques centaines de kilomètres.
ATTRAITS
Trujillo
Vaste oasis dans le désert côtier et capitale du dépar­tement de La Libertad, Trujillo est, après Lima, la plus grande ville de la côte grâce à ses quelque 750 000 habitants et dispute à Arequipa le titre de la deuxième ville du pays. Elle se présente comme une agréable cité coloniale dont les environs cachent non seulement des plages pittoresques, mais aussi les richesses intemporelles qu’elle acquit tout au long de sa longue histoire séculaire. Le visiteur peut en effet apprécier les attraits de la ville et les ruines des cultu­res Mochica et Chimú qui se dressent autour d’elle. Ici, les pluies et les brouil­lards se font rares, et le soleil brille presque tou­jours.
Point central de la ville, la Plaza de Armas détient le titre de la plus grande plaza dans un centre urbain au Pérou. Elle entoure un monument érigé au début du XXe siècle pour honorer la mé­moire des héros de l’indépendance et pour offrir un cadre suffisamment glorieux et solennel pour une sorte d’ode à la liberté. Même si la ville s’est développée rapide­ment, elle a su garder de remarquables témoins de son fastueux passé. La Pla­za de Armas, entre autres, est bordée de superbes maisons coloniales aux tons pastel, aux majes­tueux portails ouvrés et aux fenêtres élégamment protégées derrière des grilles en fer forgé finement travaillées.
La culture Moche ou Mochica
Même si le Pérou reste indissociable de la civilisa­tion inca, il ne faut pas oublier que cette jeune république a subi l’influence de nombreux peuples plus anciens, à l’histoire et aux traditions séculaires. Les Moches, ou, si vous préférez, les Mochicas, font partie de ces peuples-là. Les archéologues préfè­rent utiliser le mot «Moche», car il désigne la vallée où ont été mises au jour les ruines de cette culture préinca, mais le nom «Mochica» est com­munément accepté.
Cette culture apparaît vers l’an 100 de notre ère et dominera pratiquement toute la côte nord péru­vienne durant les 500 pro­chaines années avant d’être la triste victime d’un phénomène récurrent qui se manifeste même au­jourd’hui: l’anomalie clima­tique El Niño.
Les Mochicas sont parve­nus, à l’instar des Nascas du sud du Pérou, à do­mestiquer l’univers déser­tique de la côte en détour­nant l’eau qui coule sur le versant occidental des cor­dillères, en installant des réseaux d’irrigation et en creusant des puits arté­siens. Leur céramique est le fleu­ron de l’art figuratif du Pé­rou préhispanique et per­met de raconter, tel un livre ouvert, l’histoire vi­suelle de ce fascinant peuple préinca.
Huaca del Sol - Huaca de la Luna
Situées à 5 km au sud-ouest de Trujillo sur la rive gauche du Río Moche, les Huacas del Sol y de la Luna (temples du Soleil et de la Lune), séparées par 500 m, sont les brillants témoins de l’histoire de la culture Mo­chica et évoquent le faste d’une époque oubliée. Ces deux temples en forme de pyramide à de­grés sont construits en adobe et ont des tailles différentes, mais tous deux furent mutilés au cours des temps par la conquête espagnole, les huaqueros et les pluies provoquées périodiquement par le fameux courant marin El Niño.
La Huaca del Sol est décorée de fresques po­lychromes. Elle s’élève à 48 m de hauteur à partir d’une base de forme rec­tangulaire de 228 m de long et sur 135 m de large. On croit qu’il s’agissait d’un des principaux lieu de culte de la nation Moche. À l’intérieur, on peut ob­server de superbes fres­ques peintes en rouge et en blanc illustrant El deca­pitador lui-même.
En face de la Huaca del Sol se trouvent les restes de la Huaca de la Luna. Égale­ment d’anciennes structu­res d’adobe, ces ruines s’élèvent jusqu’à hauteur de 26 m et s’étirent sur près de 80 m de longueur. En arrivant sur les lieux de la Huaca de la Luna, les Espagnols, toujours en quête de trésors cachés ou de richesses inestimables, pénètrent dans la huaca et découvrirent dans la partie inférieure un objet en forme de demi-lune avec la représentation d’une femme au centre. En rai­son de cette découverte, ce lieu fut dénommé la Huaca de la Luna.
La culture Chimú
Les Chimús, dernier peuple qui fut asservi par les Incas, naissent de la désintégration des Mochi­cas et de l’influence des Waris. Les Chimús appa­raissent donc entre 850 et 900 de notre ère, et leur vie reprend là où les Mochicas cessent d’exister. Ils centralisent leur pouvoir à Chán-Chán, remettent en marche les canaux d’irrigation et les puits artésiens des Mochicas, les améliorent et réussissent à faire fleurir le désert une fois de plus.

Ruines de la culture Chimú
Les ruines d’adobe de l’ancienne capitale de la nation Chimú, Chán-Chán, se dressent tant bien que mal à 5 km au sud de Tru­jillo. À son apogée, Chán-Chán, dont la déformation du vocable des Chimús (Jian-Jian) signifie «Soleil-Soleil», couvrait un terri­toire de près de 1 600 km depuis le nord de Lima jus­qu’à la frontière équato­rienne. De plus, Chán-Chán était aussi le nerf économique et politique de l’Empire et fut proba­blement la plus grande agglomération côtière de la préhistoire sud-améri­caine ainsi que la plus grande ville en adobe de la planète. Certains historiens estiment qu’elle abrita en­viron 80 000 habitants, tandis que d’autres préten­dent qu’elle donna refuge à quelque 250 000 âmes, soit 50 000 personnes de plus qu’à Tenochtitlán au Mexique.
Situées au nord-ouest de la vallée de Moche, les ruines de Chán-Chán cou­vrent une superficie de près de 25 km2 mais dont le cinquième seulement est visible. Des ruines se dégage un charme certain qui contraste avec l’âpreté des paysages désertiques qui l’entourent, mais cet héritage d’une ère de prospérité inégalée devait être beaucoup plus specta­culaire il y a bien long­temps sous le ciel enfiévré du couchant. Aujourd’hui, le site est érodé par les vents et les sables du dé­sert; il est cuit par un soleil de plomb qui le brûle à longueur d’année.
Huanchaco
Située à environ 10 km à l’ouest de Trujillo, la petite station balnéaire de Huan­chaco est un lieu somme toute pittoresque d’où l’on peut observer les habitants chevauchant les vagues du Pacifique dans leurs esquifs dénommés caballitos de tortora pour aller à la pêche. De plus, chaque fin de semaine, les plages sont envahies par une foule de Péruviens en quête de détente, de soleil et de baignade.
Valle de Chicama
À près de 40 km au nord de Trujillo, la route pana­méricaine débouche dans la vallée de Chicama, où sont dispersées quelques haciendas qui font principa­lement la culture de la canne à sucre. Toutefois, cette vallée d’apparence ordinaire renferme des ruines de la culture Mochi­ca qui intriguent autant les visiteurs que les archéolo­gues.
Huaca del Brujo
Les vestiges du passé qui retiennent en premier lieu l’intérêt des touristes se nomment la Huaca del Brujo. Situées légèrement à l’ouest de la vallée de Chicama, sur le plateau désertique côtier près de l’océan, ces ruines en adobe issues de la culture Mochica révèlent de su­perbes dessins en couleurs peints sur leurs murs sécu­laires que des fouilles ré­centes ont exhumés du désert.
Puerto Chicama
À une dizaine de kilomè­tres au nord de la Huaca del Brujo se trouve le pit­toresque village de pê­cheurs de Puerto Chica­ma, qui attire de nom­breux amateurs de surf. Paraît-il que c’est ici que l’on observe les plus longs brisants de la planète.
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
Formalités d’entrée
Les Canadiens et les citoyens de l’Union européenne n’ont pas besoin de visa pour entrer au Pérou. Pour entrer au pays, il est nécessaire d’avoir en sa possession, outre son passeport national et son billet d’avion pour sortir du pays, une carte de tourisme (tarjeta de turismo). Cette carte vous sera remise par l’agence de voyages à l’achat du billet d’avion. Elle permet à tout visiteur étranger (français, canadien, belge ou suisse) de séjourner au pays 90 jours.
Généralement, le prix du billet d’avion ou du forfait de séjour comprend le montant forfaitaire nécessaire à l’achat de cette carte, laquelle est délivrée à son détenteur contre paiement d’une somme de 10$ par personne. Il faut la conserver avec soin durant tout son séjour, car elle devra être remise aux autorités au moment de quitter le pays.
Taxe de départ
Une taxe de départ de 30$ doit être versée par toute personne quittant le Pérou. Le paiement de cette taxe se fait en partant, à l’aéroport, au moment de la réservation de votre place. Veillez à disposer de cette somme en argent comptant ($US ou soles), car les cartes de crédit ne sont pas acceptées. Une taxe de départ de 5$ s’applique à tous les vols intérieurs.
Climat
Au Pérou, les Andes se dressent à des hauteurs parfois vertigineuses et subissent de nombreux changements de température selon les régions géographiques. La température de la Sierra diminue beaucoup en fonction de l’altitude; en moyenne, elle varie entre 14˚C et 18˚C. Évidemment, plus on monte, plus la température diminue. Sur la côte, l’été s’étale du mois de décembre au mois d’avril. Durant cette période, le littoral connaît une moyenne de tempé­rature se situant entre 26°C et 36°C.
Pour de plus amples renseignements:
Consulat du Pérou à Montréal
550 rue Sherbrooke Ouest. bureau 970
Montréal, Québec H3A 1B9
Tél : (514) 844-5123
www.consuladoperumontreal.com
Phản ứng:

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