Voyages hors des sentiers battus

samedi 31 décembre 2011

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Un pont de lianes lié à la légende de Brazza
Photo: Journal de Montréal
Le pont de lianes permet de traverser le fleuve Ogooué.
Des lianes et des troncs d’arbres, soigneusement choisis dans la forêt, sont les seuls matériaux utilisés pour la fabrication du pont de Poubara, qui est reconstruit à neuf chaque année depuis près d’un siècle. Cet ouvrage de génie est devenu une sorte d’emblème pour cette région proche de Franceville. Bien qu’il s’agisse d’une véritable prouesse technique, le pont s’avère toutefois un piège à touristes.
À chaque extrémité, une échelle rudimentaire placée en plan incliné permet d’accéder au pont, long d’une cinquantaine de mètres, tendu à quelques mètres au-dessus des eaux de l’Ogooué.
Pour le franchir sans que toute la structure se mette à branler, il faut placer avec soin les pieds le long des grosses nervures centrales, tout en se tenant aux bords de cette longue nacelle où se rejoignent les lianes savamment entrelacées. L’émotion est garantie pour les personnes qui souffrent de vertige et…même pour les autres.
Sur les pas de Brazza ?
Les villageois des alentours empruntent librement le pont de lianes pour aller d’une rive à l’autre du fleuve au gré de leurs besoins.
Les touristes qui passent par Franceville Ne manquent pas de faire un détour pour aller admirer cet ouvrage présenté comme «incontournable» et nimbé d’un fleuron historique.
Les auteurs de guides racontent en effet que Pietro Savorgnan di Brazza, l’explorateur italien (naturalisé français par la suite) qui arpenta le cours de l’Ogooué de même qu’une partie du fleuve Congo pour le compte de la France, tomba en admiration devant ce pont de lianes.
Sur place, on découvre que le premier pont de lianes fut construit à Poubara en 1915, alors que l’explorateur Brazza, lui, passa par là entre1875 et 1878.
Dommage !
L’intérêt que représente cet ouvrage le plus écologique qui soit se trouve gâché par le côté mercantile du «conservateur» des lieux. Le pont de lianes, ouvrage privé, est en effet géré au nom du clan familial par un descendant du premier constructeur.
Les visiteurs doivent ainsi payer un droit de passage, auquel s’ajoute un droit spécial par appareil photo ou par caméra, un autre droit si on veut pique-niquer sur place, un autre encore si on veut camper, enfin un autre droit si on désire se faire accompagner aux chutes situées un peu plus loin.
Comme si cela ne suffisait pas, le «conservateur» essaie de vous amener à engager son jeune fils comme guide. Ce dernier, prenant l’auteur de cette chronique pour le «père Noël», exposa rapidement son souhait de recevoir un vélo comme cadeau.
J’y suis allé, j’ai vu le pont, je l’ai traversé. Mais l’attitude du propriétaire des lieux, dont les propos s’apparentent à une litanie de lamentations, n’a malheureusement pas permis de véritable échange. Dommage!
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