Voyages hors des sentiers battus

mercredi 28 décembre 2011

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kenya - Un safari tranquille au Kenya
© Sun Media
Des éléphants se déplacent dans le parc national Amboseli.
Quelqu’un m’a récemment demandé: «Qu’allez-vous faire, vous et votre groupe de journalistes, au Kenya, alors que la violence y règne?» Pour toute réponse, j’ai repris à mon compte la célèbre phrase de l’alpiniste sir Edmund Hillary, qui répondait il y a déjà longtemps à une personne qui lui demandait pourquoi il voulait gravir le plus haut sommet du monde, le mont Everest. «Parce qu’il est là!», avait-il simplement répondu.

Le Kenya en manque de touristes 

Mais dans mon cas, je m’interroge sur l’image véhiculée par la télévision sur la véritable situation au Kenya. Est-ce qu’on y révèle toute l’histoire? Et est-ce vraiment prudent de vouloir se rendre dans ce pays? C’est bien loin, Nairobi, même en avion, et j’avais le cerveau passablement brouillé à l’arrivée.

Mais je pouvais quand même voir les grands titres des journaux à l’aéroport: «Le Kenya ravagé par le feu» ou encore «Un jour triste pour le Kenya». À ce moment-là, je me suis demandé si mon ami n’avait pas raison.

Avec des titres pareils dans les journaux, on ne peut se surprendre que les touristes aient délaissé en masse le Kenya comme destination de vacances.

Un souvenir d’Hemingway

Mais une fois assis au bar Exchange à l’hôtel Stanley de Nairobi, jadis fréquenté par le romancier et grand chasseur de fauves Ernest Hemingway, j’ai pu me renseigner sur la véritable situation au Kenya. Ça n’a pas pris de temps pour avoir des réponses.

Un homme propriétaire d’un pavillon pour touristes dans le nord du pays me raconte avoir perdu 95% de sa clientèle touristique à cause des reportages locaux et internationaux.

«Pourquoi tous ces grands titres épeurants quand on sait qu’aucun touriste n’a souffert de violences tribales?», lance-t-il. Il a été obligé de mettre des employés à pied. Maintenant, que vont-ils faire dans leurs communautés rurales frappées par les pénuries de nourriture? Quant à nous, avons-nous vu des événements violents pendant les quelque 800 kilomètres parcourus dans la brousse durant notre séjour? Nous avons eu droit à des hordes de girafes et d’éléphants qui bloquaient la route devant nous.

Et un jour, pendant qu’on regardait les hippopotames, un babouin entreprenant a fait une razzia dans nos bagages. Il s’est finalement enfui en emportant des pastilles contre la toux. Il les a toutes avalées, le goinfre, et n’a rien partagé avec ses collègues. Il devait avoir une grosse grippe! Je m’amusais en pensant au coup publicitaire qu’une telle histoire pourrait faire pour vanter les pastilles contre la toux Ricola.

En fait, malgré les difficultés sociales et politiques du Kenya, je me suis senti en plus grande sécurité dans la brousse que dans certains secteurs de Toronto.

Comment les habitants réagissaient- ils à notre passage? Pour nous rendre dans les réserves animales, il fallait bien traverser quelques villages. Partout, on nous saluait, on souriait et on nous envoyait des baisers à la volée.

Si j’étais à leur place, à vivre quotidiennement dans des conditions minimalistes, aurais-je la même attitude en voyant de riches étrangers nord-américains passer dans mon village?

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