Voyages hors des sentiers battus

samedi 31 décembre 2011

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honduras - Une folle évasion à Roatan, Honduras
Photo: Sun Media
En terme de poisson tropical, le kyphose des Bermudes est un spécimen remarquable. Il est gris, long de 40 cm et a la forme d'un ballon de football... Pas vraiment le genre de bestiole que vous voulez rencontrer lorsque vous pataugez avec un tuba et des palmes. Mais présentement, les humbles kyphoses des Bermudes ont droit à toute mon attention et ce, parce que plusieurs douzaines de ces spécimens nagent autour de moi alors que je flotte au dessus de la barrière corallienne.
Et ils ont faim.
D'abord, je ressens une couple de pincements aux doigts et aux mains, suivis de morsures exploratoires à l'épaule et au coude. Soudain, je réalise que je pourrais bien être mordu dans des zones corporelles plus sensibles et je commence à paniquer, sors ma tête de l'eau et agite les bras et les jambes pour disperser cette horde vorace.
Au même moment, mon guide, Roger, fait surface, enlève son tuba et commence à rigoler. Il est celui qui avait d'abord attiré les kyphoses en vidant un plein sac d'appâts dans l'eau pour que je puisse assister à cette frénésie alimentaire. Il m'avait averti de conserver mes extrémités le long de mon corps, mais je n'avais pas respecté cette consigne, occupé que j'étais à tenir ma caméra pour filmer sans succès ce carnage.
Les appâts consommés et mes nerfs calmés, nous avons repris notre exploration du récif. Nous sommes passés près de plusieurs groupes de poissons-perroquets, de poissons clowns et de mérous multicolores, par delà le corail mauve et au-dessus des tentacules pulsatifs des anémones de mer.
Roger me pointa du doigt un homard qui se cachait sous une roche, une raie camouflée dans le sable et un petit barracuda, que j'ai bêtement pourchassé, davantage préoccupé à obtenir une belle photo que soucieux d'hériter d'une autre morsure cruelle.
Avec son étroite barrière corallienne de 60 mètres de longueur, au large des côtes du Honduras, Roatan offre l'un des meilleurs sites de plongée au monde.
Au Anthony's Key Resort, où je séjourne, des bateaux font le plein, matin et après-midi, d'hommes et de femmes revêtus de combinaisons et de bouteilles d'oxygène. Quand les embarcations reviennent, les plongeurs affichent des sourires radieux en décrivant leurs découvertes dans les diverses zones qu'ils ont explorées.
Pour ceux qui, comme moi, ne possèdent pas leurs permis de plongée, le complexe de villégiature offre aussi toute une gamme d'autres activités. En plus de la plongée libre, les vacanciers peuvent aussi s'adonner à l'équitation, aux randonnées en kayak et visiter du même coup l'Institut des sciences aquatiques de Roatan.
Une autre attraction à ne pas manquer est le complexe des dauphins, qui propose des spectacles et, pour les visiteurs les plus téméraires, des sessions de natation avec ces mammifères marins.
L'un des faits saillants de mon séjour au Anthony's Key a eu lieu le troisième soir, lorsque tous les vacanciers se sont réunis pour un barbecue sur la plage. Après avoir dévoré des assiettées pleines de côtes levées et de la bière selon la formule «deux pour une», nous avons joyeusement tenu des paris sur des courses de crabes.
Le soir venu, c'est avec fascination que nous avons assisté au spectacle de danseurs qui, torche à la main, exécutent des pas rythmés au son des tambours.
Le lendemain, malgré ma gueule de bois, je voulais explorer les environs et j'ai embauché un chauffeur de taxi affublé d'une dent en or, prénommé Tex, pour faire le tour de l'île. En lançant de côté un seau et une brosse, il s'est excusé de l'odeur de poisson qui sortait de la valise de sa voiture et nous sommes partis à l'aventure.
Tout en me bouchant les narines, j’ai traversé avec lui West End, une petite ville riveraine populeuse, remplie de boutiques, de petits bars et de Blancs en chemises hawaïennes.
C'est à peu près le même portrait à Coxen Hole, la capitale et la plus vaste localité de l'île, qui accueille les foules que déversent les bateaux de croisière.
Après avoir dépassé les vestiges rouillés de deux bateaux retirés de l'eau depuis trois décennies, nous avons poursuivi notre route vers la ferme d'iguanes de Sherman's Arch. Ce n'est pas vraiment une ferme, me dit Tex, mais plutôt un rare endroit où ces lézards ne sont pas chassés pour leur chair. Avec pour résultat que des centaines d'entre eux convergent vers ce sanctuaire quand c'est l'heure des repas, rampant lentement sans craindre l'arrivée d'humains armés de machettes.
Cet endroit est le pire du genre pour ceux qui ont la phobie des lézards. Des reptiles de toutes les tailles et de toutes les formes occupent l'espace… Voilà donc que je déambule parmi eux en faisant attention de ne pas leur marcher sur la queue. Les plus gros d'entre eux ont plus de deux mètres de longueur avec des franges autour du visage et des pics courant le long de leurs corps.
Mais comme dans le cas des kyphoses des Bermudes, je n'avais rien à craindre de ces lézards végétariens. Ce qui ne m'a pas empêché de sursauter lorsque je ressentis une douleur vive au mollet en me penchant pour les nourrir. Je me tournai rapidement pour apercevoir Tex derrière moi qui souriait en tenant sa clé d'auto dans sa main droite. Très drôle.
Je me demande si Roger lui a confié jusqu'à quel point c'était amusant de jouer des tours aux touristes nerveux.

SI VOUS Y ALLEZ:

  • San Pedro Sula est le point de départ idéal à destination de Roatan ou Copan.. American Airlines y atterrit deux fois par jour depuis Miami. Visitez aa.com.
  • Le lempira est la monnaie officielle du Honduras mais la plupart des commerces dans les zones touristiques, incluant Copan et Roatan, utilisent le dollar américain. Le taux de change est d'environ 16 lempiras pour un dollar canadien.
  • L'anglais est la langue principale à Roatan qui a déjà été une possession britannique. Mais sur le continent, tout le monde parle espagnol.
  • Des bières sans intérêt dominent le marché hondurien. Port Royal, Salva Vida, Barena et Imperial ne sont pas tout à fait savoureuses mais elles sont tout de même appréciables après une bonne journée de marche ou de plongée.

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