Voyages hors des sentiers battus

mercredi 28 décembre 2011

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uruguay - Uruguay: le refuge de la jet-set
© AFP PHOTO/Daniel Caselli
José Ignacio, en Uruguay, est une station balnéaire unique en Amérique du Sud: un village de pêcheurs où la nouvelle élite internationale cultive l’ambiance bohème à des prix prohibitifs, notamment pour y construire les maisons les plus design de la côte.
Avec ses rues en terre, son phare pittoresque, ses bateaux colorés sur la plage et sa paisible campagne alentour, José Ignacio est devenu le rendez-vous de la jet set latino, et de plus en plus européenne et américaine.
La chanteuse Shakira y a une propriété. Cette année, Ron Wood, le guitariste des Rolling Stones y a fait escale, tout comme la star du ballon rond Diego Maradona ou le fils de la princesse Caroline de Monaco.
La crise mondiale n'est pas arrivée jusqu'ici. «La tendance à la hausse des prix s'est poursuivie, même pendant la crise financière de 2008», constate David Gasparri, associé de l’agence immobilière Antonio Mieres.
«Il n'y a plus de terrain à moins de 500 000 dollars (370 000 euros) à José Ignacio», explique Rodrigo Barros, de la même agence. «Des terrains face à la mer de 1000 mètres carrés se sont vendus l'an dernier pour 1,5 million de dollars chacun.»
Alejandra, une Argentine ayant requis l'anonymat, vient d'acheter une ravissante maison blanche aux volets bleus, face à la mer. «C'est magique pour nous de savoir que l'on a ce petit bout de terre, que nos enfants peuvent profiter du bruit de la mer au réveil et de la sérénité de la plage», s'enthousiasme-t-elle sur sa terrasse.
À 30 km à l'ouest se trouve Punta del Este, station balnéaire mythique à la délirante vie nocturne.
Au fil des ans, les grosses fortunes ont migré de «Punta» vers l'est, à la recherche de plus de tranquillité et de sécurité, jusqu'à débarquer à José Ignacio où l'eau et l'électricité sont arrivées dans les années 80.
Si à «Punta» les ventes et achats immobiliers ont explosé de 53% en 2010, les transactions dans la partie rurale de la station balnéaire, qui comprend José Ignacio, ont crû de 168%, à 265 millions de dollars, selon la direction du Tourisme du département de Maldonado.
À José Ignacio, aucune maison ne ressemble à une autre. La dernière résidence en vogue, celle du milliardaire norvégien Alexander Vik, avec ses toits végétaux, est l'œuvre de Carlos Ott, co-architecte de l'Opéra Bastille. Dans les alentours, il y a aussi des estancias (propriétés de campagne) de rêve, de plus en plus recherchées.
Selon David Gasparri, 70% des acheteurs à José Ignacio sont Argentins, 30% Européens (Espagnols, Italiens, Britanniques, Scandinaves) et Américains.
Pour préserver le cadre idyllique - et leurs investissements - les habitants ont fait établir en 1993 des règles strictes, au moins pour le centre du village: Interdiction de construire immeubles, hôtels ou auberges. Idem pour les bars et discothèques.
«Nous voulons un endroit où les gens viennent parce qu'ils aiment la plage, le bruit du vent et des vagues se brisant sur le sable», explique Ignacio Ruibal, de l'association pour le développement de José Ignacio.
Seuls quelques restaurants de luxe ont droit de cité.
Mais c'est déjà trop pour certains natifs. Eduardo Techera, cuisinier, est né il y a 51 ans à José Ignacio et habite maintenant sa «banlieue», La Juanita.
«Économiquement, il y a eu des améliorations et il y a beaucoup d'argent, mais ne pas pouvoir se garer, ne pas pouvoir être propriétaire d'une maison à José Ignacio, ce n'est plus la même tranquillité», dit-il.
Environ 2500 personnes, viennent passer l'été à José Ignacio. Trente vivent dans le centre toute l'année. Face aux offres mirobolantes, seule une famille originaire des lieux a refusé de vendre.
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