Voyages hors des sentiers battus

dimanche 1 janvier 2012

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mongolie - En selle pour la Mongolie
Les costumes de lutte mongols sont délibérément conçus pour montrer le sexe de celui qui le porte. Il semble qu'il y a longtemps, une femme déguisée en homme a battu des hommes lors de compétitions de ce sport particulièrement masculin... Seuls les étalons peuvent courir dans les courses nationales de chevaux. Même si hommes et femmes peuvent monter les chevaux, perdre une course sur une jument serait, encore aujourd'hui, trop humiliant...
Seuls des compétiteurs de 10 à 12 ans peuvent participer aux courses, qui peuvent s'étirer sur 34 kilomètres. Oui, 34 kilomètres...
Festival Naadam
Ces détails ne sont que quelques-unes des surprises de mon voyage de l'été dernier, au Festival Naadam de Mongolie, des jeux nationaux qui se déroulent du 11 au 13 juillet chaque année dans la capitale Oulan-Bator.
Le festival est l'occasion de déterminer qui sont les meilleurs archers du pays - mais les compétitions de tir à l'arc n'attirent pas une foule comparable aux dizaines de milliers de personnes qui assistent aux cérémonies d'ouverture.
Là, d'énormes foules applaudissent des pelotons de chevaliers vêtus de costumes du XIIIe siècle, des danseurs et des chamans. Ils déambulent sous les salutations de personnes issues de plusieurs tribus mongoles. Les spectateurs encouragent les acteurs déguisés en Genghis Khan et sa femme. (Les citoyens vénèrent Khan, qui a uni les tribus dans le XIIe siècle et mis en marche la conquête mongole de la Chine et d'une partie de l'Europe.)
Au pays des chevaux
Ce pays vénère aussi les chevaux. On en compte deux millions - soit environ un par Mongol. L'été, plusieurs personnes boivent du lait fermenté de jument pour ses vertus fortifiantes. Ne parlez jamais à un Mongol de manger de la viande de cheval: c'est inconcevable.
Le grand nombre de policiers supervisant chacun des événements du festival a été une autre surprise. Mais ceux-ci sont pratiquement inutiles. Trois personnes étaient assises dans nos sièges réservés lorsque nous sommes arrivés et ont refusé de quitter, même à la demande d'un policier. J'ai même entendu parler d'une femme qui a frappé un policier pour garder son siège. Nous soupçonnons les autorités d'avoir vendu plus de billets qu'il n'y avait de place dans les estrades.
Il s'est présenté aux courses de chevaux assez de personnes pour remplir un versant de montagne, même s'ils étaient refoulés en campagne, à environ 35 kilomètres d'Oulan-Bator. Certains sont arrivés à dos de cheval et sont restés sur leur monture pour avoir une meilleure vue. Les coureurs étaient rares - ce qui n'est pas surprenant compte tenu de la longueur du circuit.
Nous sommes arrivés juste au moment où les participants se présentaient à la ligne d'arrivée. Nous avons regardé des centaines de personnes franchir les lignes de police pour toucher les chevaux gagnants, ce qui est supposé porter chance. Des chiens policiers muselés et leurs dresseurs ont chargé les pistes de gazon, sans résultat.
«Les prix sont importants - par exemple des Landcruisers de Toyota», nous a précisé notre guide. «Mais ils ne participent pas pour les prix; ils participent pour la gloire.»
Le dernier à compléter la course reçoit lui aussi un prix, a-t-elle ajouté, pour encourager les jeunes à ne pas abandonner.
Nous avons été chanceux de tomber sur une course régionale préliminaire une semaine avant la grande course. Comme il y avait moins de personnes, nous pouvions mieux voir les enfants qui stimulaient leurs montures avec des coups de fouets et des cris pour l'emporter sur les quelque 50 autres concurrents à chaque course. Ces enfants sont forts. Plusieurs montaient leur cheval sans selle, certains ne portaient que des bas à leurs pieds.
Des lutteurs au look médiéval
Nous avons aussi assisté à des matchs de lutte - à la télévision. Au stade, les cérémonies préliminaires - des introductions et des danses que les lutteurs exécutent les bras en l'air - s'éternisaient. Selon notre guide, les lutteurs dansaient «dans un triomphe anticipé, comme des oiseaux».
Nous devions choisir entre rester plus longtemps, dîner, ou aller aux courses de chevaux. Nous avons donc regardé quelques courts combats de lutte depuis la télévision du restaurant, pour déduire que le perdant était celui qui tombait au sol en premier, puis que le vainqueur choisissait lui-même son prochain adversaire.
Nous étions fascinés par le look médiéval de ces gros hommes avec leurs casques pointus, leurs longues robes et leurs caleçons serrés et sexys. Ils portaient aussi de grandes bottes aux pointes retournées. Si ce n'était des enseignes de Coca-Cola, nous nous serions cru 800 ans plus tôt.
La région du lac Hovsgol
Le fameux Festival Naadam était une expérience puissante. Seulement, prenez soins de réserver bien en avance puisque les trains (de Moscou et Pékin), et les vols directs (de Pékin, d'Allemagne, de Moscou et de Séoul) sont remplis plusieurs mois à l'avance.
En plus du festival, nous avons visité la belle région du lac Hovsgol, dans le nord du pays. Cette région est le domicile des tribus Tsaatan et une des principales régions touristiques du pays.
Les visiteurs habitent habituellement des campements de ger. Ces grandes tentes de toiles et de bois sont alimentées en électricité, équipées de plusieurs lits, d'un fourneau et d'une table.
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