Voyages hors des sentiers battus

dimanche 1 janvier 2012

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nicaragua - La Isla de Ometepe au Nicaragua, oasis de paix
Le Lago de Nicaragua et son île principale, Isla de Ometepe est le cœur spirituel et historique du Nicaragua, du côté Pacifique. Les peuples autochtones établis sur ses rives et dans ses îles, le nommèrent Cocibolca (douce mer).  

SURVOL GÉOGRAPHIQUE

Reconnu comme le plus grand lac de l’Amérique centrale (et le dixième à l’échelle globale), Le Lago de Nicaragua, avec ses 8 157 km2, captive aussi bien l’imagination des voyageurs que celle de la population locale. Plus de 13 rivières se jettent dans ses eaux peuplées d’une variété infinie de créatures.
Ometepe est souvent appelée l’«île des cercles et des spirales», et un seul coup d’œil sur une carte vous expliquera pourquoi. En nahuatl, Ome signifie «deux» et tepe «colline». Cette île est composée de deux volcans rattachés par un isthme étroit, bien visibles de la majeure partie de la côte occidentale du lac, et a donné naissance, en grande partie, à la mythologie autochtone de la région. Selon une ancienne prophétie, on ordonna aux Nahuas de gagner le sud jusqu’à ce qu’ils atteignent un vaste territoire où coulerait une eau fraîche et où deux montagnes leur feraient face. Ils s’arrêtèrent à Ometepe. Certains se rendirent dans les îles, d’autres s’établirent à Zapatera, et d’autres encore restèrent sur la côte.

ATTRAITS

Ah, se retrouver sur une île... Le rythme de vie semble tout à fait différent sur Ometepe. Dès que vous débarquez, vous sentez palpiter un air différent de celui que respirent les habitants de la terre ferme. Les résidants vous diront que la Révolution ne les a pas tellement touchés, qu’il n’y a jamais eu de pénurie sur l’île et que l’activité humaine a continué à évoluer de la même manière sans interruption. Après quelques jours passés à vous promener ici et là, vous n’aurez sans doute plus de peine à les croire.
Ometepe est un petit endroit, et vous pourriez être tenté d’en faire rapidement le tour. Ce serait dommage, car une foule d’activités sont possibles dans l’île, comme la randonnée, l’équitation, la natation, et ce, comme dans aucun autre endroit du Nicaragua. En 1995, l’île a été classée Reserva Natural y Patrimonio Cultural de la Nación (réserve vouée à la protection de la nature et du patrimoine culturel national). Espérons que des fonds seront alloués à la réserve afin de protéger les fragiles écosystèmes qui sont menacés par l’expansion des propriétés agricoles et résidentielles.

Ometepe compte deux hauts sommets: Concepción, le plus haut des deux volcans, s’élève à 1 610 m au-dessus du niveau de la mer; sur ses flancs s’étendent des fermes où se font l’élevage de bétail et la culture du riz, des haricots, du maïs et du blé. La population totale de l’île s’élève à environ 35 000 habitants qui résident surtout dans le secteur septentrional. Maderas, au sud, a une élévation de 1 340 m et possède encore plus de ressources naturelles. Comme le terrain est plus rocailleux, cette zone est moins développée, et l’environnement en semble mieux préservé. Maderas est couvert d’une forêt tropicale humide, et son cratère renferme un lac.

Mayogalpa

Si vous arrivez de San Jorge et que vous vous dirigez en bateau vers Ometepe, vous débarquerez à Moyogalpa, sur le côté ouest du volcan Concepción. Le bourg, avec son église au blanc clocher qui émerge de la jungle verdoyante, vous paraîtra sans doute très petit en regard du cône du volcan Concepción, toujours actif, qui se dessine à l’horizon. Moyogalpa compte plusieurs hôtels pouvant servir de points de départ à l’exploration de l’île, mais il serait dommage d’en rester là. De plus, le village abrite le siège social de la Fundación Entre Volcanes, une excellente mine de renseignements.

Le nom de la ville vient du nahuatl Moyolt qui signifie «moustique» et Galpa qui signifie «maison». La maison des moustiques... Voilà de quoi faire accourir les touristes! Les insectes ne sont heureusement pas aussi nombreux que le nom des lieux pourrait le laisser croire! Visiter Moyogalpa ne vous prendra pas trop de temps, et cette promenade pourrait inclure une incursion du côté de l’église quelque peu délabrée, avec son parvis envahi par les poules et son toit de tôle ondulée rouillée. Ne ratez pas la grande fontaine sur la rive du lac, que vous avez probablement déjà aperçue en débarquant. Construite en janvier 1996, cette extraordinaire œuvre célèbre le surnom d’oasís de paz (oasis de paix) qu’on a donné à Ometepe. La fontaine est une représentation de l’île en miniature.

Ne manquez pas de jeter un coup d’œil à l’intérieur de la Sala Arqueológica de Ometepe, un petit musée privé doublé d’une boutique, qui regroupe une collection un peu poussiéreuse, mais assez riche, de céramiques et d’objets usuels précolombiens. Urnes funéraires, outils en basalte, metates et poteries zoomorphes retracent le quotidien des habitants d’Ometepe avant la conquête espagnole.
Le plus grand charme de Moyogalpa, et d’Ometepe en général, est son ambiance détendue. Si vous logez ici, vous pourrez faire une visite guidée, louer une bicyclette, aller nager ou simplement laisser couler le temps. On célèbre la sainte patronne de l’île, Santa Ana, par un festival tenu le 23 juillet de chaque année.

Altagracia 

Le voyage vers Altagracia (sur le flanc est du volcan Concepción), à partir de Granada, est plus long que celui vers Moyogalpa. En réalité, la petite petite ville n’est pas située directement sur la côte. Son nom nahuatl était Astagalpa, autrement dit «le nid du héron». Mais elle fut rebaptisée par les Espagnols en 1613 en l’honneur de la Virgen de Altagracia.

Le Parque Central est ceint de statues précolombiennes datant des environs du IXe siècle, malheureusement abîmées par le passage du temps. Après avoir vu ces vestiges, faites un saut au Museo de Ometepe, situé légèrement à l’ouest de l’angle sud-ouest du Parque Central. Ce petit musée municipal représente un noble effort pour retracer l’histoire de l’île.

Dans le plus pur style nicaraguayen, des dioramas et des pièces mal éclairées garnies de poteries rendent compte des mouvements de population à l’époque précolombienne, et vous y trouverez des renseignements sur l’environnement et les traditions agricoles d’Ometepe. Les stèles et pétroglyphes conservés dans la cour suscitent un peu plus d’intérêt.

À l’accueil, vous pourrez acquérir des poteries, des jícaros (calebasses), des chapeaux de paille et divers autres produits artisanaux.
Si vous vous êtes à Altagracia entre le 12 et le 18 novembre, vous pourrez vous joindre aux participants et aux danseurs durant les nuits du festival de San Diego.

Rivas

Quand vous marchez dans les rues de la Rivas d’aujourd’hui, il est difficile d’imaginer que cette ville en grande activité, d’aspect banal et dont l’économie est basée sur l’agriculture, a été au centre de toute l’histoire du Nicaragua. Au XIXe siècle, l’Accessory Transit Line (la route de Cornelius Vanderbilt) traversait le Nicaragua d’un océan à l’autre en passant par Rivas. Beaucoup d’Américains de la Côte Est transitaient alors par ici, en route vers la Californie et sa ruée vers l’or.

Quelques endroits méritent d’être visités à Rivas. L’Iglesia San Pedro, sur le Parque Central, aurait besoin d’une restauration extérieure, mais l’intérieur a été soigneusement refait. Les fresques allégoriques de la coupole, bien qu’en partie abîmées, sont remarquables.

À l’extérieur, le Parque Central abrite plusieurs monuments dont une œuvre des plus kitsch: une fontaine flamboyante en faux rondins brun vif entourée de plusieurs hérons crachant de l’eau! Un des multiples monuments commémoratifs honore la mémoire de Juan Santamaría, un jeune Costaricain qui combattit vaillamment les troupes de Walker durant la bataille de la libération en avril 1856.
Située à trois pâtés de maisons à l’ouest du parc, l’Iglesia San Francisco, massive et imposante, avec des bancs de bois foncé, nous donne une idée de ce que serait la beauté de l’architecture du Nicaragua s’il y avait assez d’argent à investir dans la rénovation.

Le Museo de Antropología e Historia de Rivas est installé dans une vieille hacienda, à la véranda traditionnelle et au toit de tuiles – c’est d’ailleurs là son principal intérêt. À partir de l’angle nord-ouest du Parque Central, parcourez une rue vers le nord et quatre vers l’ouest: le musée se dessine un peu plus haut sur une butte. Les maigres collections mettent l’accent sur la culture précolombienne. L’extraordinaire diorama de taxidermie, relégué dans un coin, vous laissera bouche bée... Le musée est un peu délabré, mais il renferme quand même quelques renseignements intéressants, avec des explications en anglais et en espagnol.
Le marché de Rivas, assez étendu, déborde dans les rues avoisinantes et a la couleur typique du Nicaragua. Toute une variété d’aliments, de produits artisanaux et de vêtements (et tout ce qu’il vous plaira d’imaginer) s’étend sous vos yeux.
Avis aux amateurs d’activités de plein air, Ometepe compte 19 parcs et plusieurs plages où la baignade est possible.

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX Formalités d’entrée

Les voyageurs qui se rendent au Nicaragua doivent détenir un passeport valide pour les six mois qui suivent la date de leur arrivée au pays. Les visas de tourisme ne sont plus nécessaires pour les citoyens de plusieurs pays occidentaux si votre séjour n’excède pas 90 jours.

Carte de tourisme

Chaque touriste arrivant au pays par la voie des airs ou par la route doit payer des frais de 5$ à l’Institut de tourisme. Même si ce coût semble peu élevé, il est préférable que les voyageurs aient le montant exact, de préférence en dollars américains, afin de ne pas prendre de retard.

Carte d’entrée et de sortie

À l’arrivée, vous devrez remplir une carte de départ stipulant la raison de votre visite ainsi que la durée de votre séjour. Il vous faudra présenter cette carte au moment de quitter le pays; gardez-la donc dans votre passeport pour ne pas la perdre.

Climat

Au Nicaragua, la température varie de saison en saison, quoique les chaleurs de la saison des pluies puissent s’avérer inconfortables. En général, attendez-vous à des températures variant entre 27˚C et 32˚C au cours de la saison des pluies, de mai à octobre, et entre 30˚C et 35˚C au cours de la saison sèche, de novembre à avril. À plus haute altitude, les jours comme les nuits peuvent se révéler beaucoup plus frais.

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