Voyages hors des sentiers battus

dimanche 1 janvier 2012

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nicaragua - Nicaragua - Vous avez dit «écotourisme»?
Observer la nature, découvrir ses richesses et vivre une foule d’aventures sans détruire l’environnement, épuiser les ressources naturelles ni nuire à la biodiversité, est-ce possible? L’écotourisme pourrait bien être la solution.
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Vous avez dit «écotourisme»?
C’est lors d’un voyage en Amérique du Sud, l’été dernier, que j’ai réalisé l’impact que le tourisme peut avoir sur l’environnement. J’étais alors partie à l’aventure pour l’émerveillement: un tour de bateau dans le but d’observer des pélicans et des lions de mer. Paysage sublime, certes, mais oh horreur!, derrière nous se perdait une large traînée d’essence dans l’océan alors que le bateau filait au large.
Chaque jour, plus d’une dizaine de ces bateaux transportent des touristes avides de nature, et ce tout au long de l’année. Les conséquences néfastes à long terme pour l’environnement étaient faciles à imaginer.
Cet épisode m’a incitée à réfléchir et je me suis retrouvée face à une question morale. D’une part, j’aime beaucoup observer la nature, faire des découvertes et vivre des aventures. D’autre part, je contribue à la dégradation des écosystèmes et à la perte de la biodiversité locale. Que faire? La solution demande un peu d’efforts, mais elle existe: l’écotourisme, le tourisme responsable et respectueux de la flore et de la faune.
Bien sûr, il n’est pas toujours évident de faire les bons choix parmi la multitude de lieux, d’activités et de commerces existants. Avec les livres, Internet, les bureaux de tourisme et en discutant avec les gens locaux, j’ai découvert des options plus respectueuses de la nature et dont les retombées économiques bénéficient aux communautés locales.
Afin de minimiser l’empreinte environnementale que je laisserai derrière moi durant mon voyage, je me suis munie de piles rechargeables et de gouttes purificatrices d’eau. Si le goût est mauvais, j’y ajouterai le jus d’un agrume fraîchement pressé, délicieux! Trucs écolos en poche, l’esprit ouvert à l’émerveillement, je pars à l’aventure. Ouvre-moi ton cœur, Nicaragua, j’arrive!
Pourquoi le Nicaragua?
Cette question, on me l’a posée plusieurs fois. Bordé au sud par le fameux Costa Rica, puis baigné par le Pacifique d’un côté et la mer des Caraïbes de l’autre, le Nicaragua devait bien receler quelques trésors naturels, me suis-je dit. C’est le pays le plus vaste de l’Amérique centrale et il est très riche en biodiversité; on peut y observer une multitude d’espèces animales et végétales. Le Nicaragua regorge de montagnes, de volcans, de lacs et de lagunes.
C’est un pays encore peu touristique: beaucoup d’endroits sont exempts d’aménagements pour les touristes ou bien offrent un minimum d’infrastructure. Or, comme le tourisme est une source importante de revenus, et ce d’autant plus dans un pays avec une économie aussi chétive, certains commerces veulent s’approprier leur part du gâteau, sans trop de scrupules quant au respect de l’environnement.
Heureusement, dans un effort pour protéger les richesses naturelles du pays, le gouvernement a créé de multiples aires protégées et réserves naturelles. Il existe plusieurs auberges écologiques qui utilisent l’énergie solaire, fabriquent leur propre compost et cultivent leurs fruits et légumes biologiques. J’ai été surprise d’apprendre que certains endroits font même du recyclage. Situés dans la montagne ou dans la jungle, ces gîtes offrent des services de guides afin d’explorer la nature environnante. Des organismes à but non lucratif, des coopératives, des communautés ou des familles locales offrent, seuls ou en collaboration avec d’autres, de nombreuses activités respectueuses de l’environnement qui permettent l’amélioration des conditions de vie de la population nicaraguayenne.
Les montagnes et les caféiers du nord
Le nord du Nicaragua est riche en montagnes et en prairies. Cette région foisonne de forêts tropicales, d’arbres recouverts de mousse et de plantes épiphytes, de conifères et d’orchidées. C’est le centre agricole du pays: il s’y cultive une grande variété de fruits et légumes. Le climat y est plus frais, ce qui en fait un endroit très agréable à visiter. Près de la ville d’Estelí se trouve la réserve naturelle Miraflor, qui propose différentes activités à ses visiteurs, telles que des promenades dans les prairies ou dans les forêts, de l’équitation et des ateliers de confection de tortillas de maïs. Elle offre même le gîte chez une famille de paysans. Pour sa part, la ferme biologique Eco Posada El Tisey, située dans la réserve naturelle Estanzuela-El Tisey, offre en plus une vue spectaculaire sur la région, du sommet de sa montagne parsemée de pins.
Matagalpa, région située plus à l’est, bénéficie également du climat frais des montagnes. Au sommet du Cerro Apante, il est possible d’apprécier un panorama des luxuriantes montagnes environnantes. Située à une altitude de 1200 mètres, près du village de San Ramón, se trouve l’auberge écologique Finca Esperanza Verde. Outre les nombreux sentiers à explorer, la riche flore et la faune à observer, j’y ai trouvé l’endroit idéal pour fuir la civilisation. L’air frais et humide de Matagalpa en fait un lieu privilégié pour cultiver le café. La Route du Café offre à ses visiteurs l’occasion de se balader entre les plantations de caféiers biologiques et d’apprendre le processus de transformation de ce fruit si précieux à notre réveil matinal.


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