Voyages hors des sentiers battus

dimanche 1 janvier 2012

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turquie pays fier aux tresors culturels - Turquie: pays fier aux trésors culturels et historiques extraordinaires
Le nom de Turquie évoque le plus souvent des plages méditerranéennes idylliques baignées par une mer d’azur, mais les richesses du pays ne se limitent pas au soleil et au sable. Pont entre l’Asie et l’Europe, la Turquie est l’un des grands berceaux de la civilisation, un pays fier dont les trésors culturels et historiques suscitent émerveillement et enthousiasme chez les voyageurs les plus chevronnés. Le contraste de la tradition et de la modernité contribue largement à la fascination que la Turquie exerce sur le visiteur. Istanbul, la métropole de cette nation en perpétuelle évolution, vit dans le tourbillon des grandes villes du monde, alors qu’à quelques heures de là les paysans vont encore chercher l’eau à la fontaine du village et ramassent du bois pour faire du feu
Les superbes paysages reflètent une étonnante diversité géographique. Les séduisants paysages marins, les plages douces et les montagnes imposantes de la côte méditerranéenne succèdent à la tranquillité de la région des lacs, tandis que les forêts épaisses et les frais yayla (plateaux) de la région de la mer Noire contrastent vivement avec les vastes steppes désertes des provinces orientales. Les photos sont un pâle reflet de l’enchantement qui attend le voyageur en Cappadoce: une activité souterraine séculaire y a creusé des villes entières dans le tuf poreux et l’érosion millénaire a découpé dans le paysage des formations fantastiques qui font penser à des champignons.
Les nombreux parcs nationaux et réserves marécageuses, dernier refuge d’espèces en voie de disparition en Europe, offrent aux botanistes une flore étonnante. À toutes ces merveilles s’ajoutent les innombrables ruines antiques et l’hospitalité du peuple turc, garantes d’un séjour inoubliable.
La Thrace et la mer de Marmara
Située à un carrefour naturel, Istanbul constitue une bonne base pour découvrir les régions voisines de la Thrace et de la mer de Marmara. Qu’ils désirent visiter de superbes monuments islamiques, se plonger dans l’animation d’un bazar, se détendre sur une île ou observer les nombreux oiseaux de la Turquie, les visiteurs disposent d’un grand choix de destinations faciles d’accès.
Les jours fériés et les week-ends, les Stambouliotes se pressent dans les stations de villégiature proches. Pour de plus longues vacances, ils préfèrent la Méditerranée ou la mer Égée.
Les environs d’Istanbul présentent des paysages variés: forêts luxuriantes ou vastes plaines derrière lesquelles se profilent des montagnes imposantes. Une courte traversée permet de se rendre aux îles des Princes dont les pinèdes et les monastères se découvrent en calèche. Un peu plus loin, la ville d’Iznik au bord de son lac est célèbre dans le monde entier pour ses céramiques, fleurons de l’art ottoman, qui connurent leur apogée aux XVIe et XVIIe siècles et dont les pièces originales sont extrêmement prisées.
Au nord-ouest, près de la frontière grecque, Edirne, ancienne capitale ottomane, se visite aujourd’hui pour ses mosquées, en particulier la Selimiye. Les visiteurs enthousiastes s’y pressent en juillet pour assister au championnat annuel de lutte de Kirkpinar, accompagné d’un festival folklorique. Au sud de la mer de Marmara, l’élégante station thermale de Bursa, une ancienne ville grecque fondée en 183 av. J.-C., fut la première capitale ottomane. Outre ses superbes monuments, c’est le berceau du théâtre d’ombres traditionnel de Karagöz. Près de l’embouchure du détroit des Dardanelles s’étendent les ruines de la cité légendaire de Troie, datée de 3600 av. J.-C. environ. Au nord des Dardanelles, des cimetières commémorent les milliers de soldats morts au combat dans la presqu’île de Gallipoli pendant la Première Guerre mondiale.
La région égéenne
Découvrir la région égéenne, c’est parcourir un vaste itinéraire classique, de Çanakkale sur les Dardanelles (l’Hellespont des Anciens) à la presqu’île de Datça, une langue de terre à l’ouest de Marmaris. La côte et l’intérieur des terres, berceaux des mythes et des héros homériques, témoignent de 5000 ans d’histoire grecque et romaine.
Il est aisé de se représenter l’école de sculpture d’Aphrodisias, les rues animées de l’Éphèse antique ou un cours de médecine au célèbre Asclépeion de Pergame (Bergama)! La majorité de l’actuelle Turquie, en Asie Mineure, faisait jadis partie de l’Empire romain d’Orient. De nombreux sites antiques reculés de la région égéenne appartenaient à l’ancienne Carie, royaume indépendant qui couvrait approximativement la province turque de Muğla. Si les origines de la Carie sont contestées, sa résistance à l’hellénisation est bien documentée. Elle prospéra à l’époque romaine tout en gardant une certaine autonomie autour du sanctuaire de Zeus à Labranda. La double hache, symbole de la Carie, figurait sur de nombreux édifices en signe de défi. Le mausolée d’Halicarnasse (l’actuelle Bodrum), tombeau du roi Mausole de Carie, était l’une des sept merveilles du monde antique.
La région égéenne est riche en sites chrétiens: les sept églises de l’Apocalypse sont situées aux environs d’Izmir; la dernière demeure de la Vierge Marie se trouve près d’Éphèse, la basilique Saint-Jean à Selçuk, et le château des chevaliers de Saint-Jean garde toujours le port de Bodrum.
Kuşadasi, Marmaris et Bodrum, premières stations balnéaires de l’Égée, se sont développées et offrent de magnifiques équipements et une vie nocturne sophistiquée. La discothèque Halikarnas à Bodrum est connue dans le monde entier, et Kuşadasi est réputée pour ses magasins.
La côte méditerranéenne
La côte méditerranéenne de la Turquie, synonyme de mer turquoise, de soleil et de ciel bleu, regorge de vestiges antiques. Colonisée à l’origine par les Grecs puis gouvernée par le Romains, la région est semée de sites bien conservés. Hittites, Seldjoukides, Ottomans, Arméniens et même les croisés ont tour à tour laissé leur empreinte sur ces rivages.
Entre Fethiye et Antalya, une remarquable civilisation s’est développée dans les montagnes de Lycie qui sont toujours parsemées de tombes de pierre bien spécifiques, indépendantes ou creusées dans la falaise. Les ruines de Pinara, Myra et Xanthos illustrent les réalisations et la portée de la civilisation lycienne.
La ville d’Antalya par laquelle on aborde le plus souvent la côte méditerranéenne occupe un site spectaculaire au sommet d’une falaise et possède un quartier fortifié très pittoresque. C’est une bonne base pour visiter les ruines romantiques de la montagneuse Termessos, capitale de la Pisidie, et les vestiges romains monumentaux de Pergé et d’Aspendos. Avec ses temples d’Appolon et d’Athéna, la trépidante Sidé est réputée pour ses merveilleux couchers de soleil.
La grotte de saint Pierre à Antakya et le puits de saint Paul à Tarse, ville natale de l’apôtre, rappellent le rôle joué par le christianisme dans la diversité culturelle et religieuse de la région.
La brève période du protectorat français (1918-1939) dans la province du Hatay, à l’extrême sud-est, a laissé son empreinte dans l’urbanisme et l’architecture locale. Ce coin de la côte méditerranéenne abrite Iskenderun et Antakya (l’ancienne Antioche-sur-l’Oronte), villes cosmopolites où l’influence arabo-syrienne est sensible.
Ankara et l’Anatolie occidentale
Au cœur de l’Anatolie occidentale, Ankara, la trépidante capitale de la Turquie, semble à certains froide et austère par sa modernité. Résolu à occidentaliser son pays quand il la choisit comme capitale dans les années 1920, Atatürk chargea l’architecte allemand Hermann Jansen de bâtir une ville totalement neuve. Aujourd’hui, ce sont surtout ses musées extraordinaires qui attirent les visiteurs.
Le superbe musée des Civilisations anatoliennes qui abrite la plus riche collection d’antiquités hittites au monde est incontestablement le plus passionnant d’Ankara. La civilisation des Hittites s’épanouit en Anatolie centrale au IIe millénaire av. J.-C. et leur empire rivalisa même quelque temps avec l’Égypte antique. Les élégants reliefs sculptés et les statues évoquent une culture fascinante mais assez peu connue. Ne manquez pas l’imposant mausolée D’Atatürk, symbole de la pérennité du grand homme d’État.
En venant de l’ouest, la route d’Ankara traverse une steppe plate et morne. Près de Polatli – le point le plus oriental atteint par l’armée grecque en 1922 pendant la guerre d’Indépendance -, Gordion était la capitale du royaume antique de Phrygie et le siège du légendaire roi Midas. Un itinéraire plus pittoresque au nord-ouest d’Ankara traverse les forêts et les sources minérales du parc national de Kizilcahamam. Si le secteur délimité par Eşkişehir et Afyon est assez sauvage, la région des lacs et une oasis accueillante aux roseaux et aux marécages peuplés d’une foule d’oiseaux. Le lac D’Eğirdir est une zone préservée propice à la villégiature.
Kütahya doit son existence aux célèbres céramiques dont la tradition a perduré.
Trésor culturel de l’Anatolie occidentale, Konya est l’une des villes les plus visitées du pays pour son architecture seldjoukide et son impressionnant musée de Mevlâna, siège de la secte des derviches tourneurs. La medrese Karatay abrite une importante collection de céramiques.
La mer Noire
C’est la région la moins visitée de Turquie, pourtant, c’est l’une des plus charmantes, des plus pittoresques et des plus authentiques sur le plan culturel. Elle recèle de nombreux trésors cachés: les beaux ports d’Amasra et de Sinop, la ville côtière historique de Trébizonde, et Safranbolu, trésor de l’architecture ottomane inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Jusqu’aux années 1920, la côte de la mer Noire subit fortement l’influence de la culture grecque. Trébizonde fut autrefois la capitale d’un État byzantin dirigé par la famille Comnène. Génois et Vénitiens furent actifs sur la côte, comme en témoignent les nombreuses forteresses en ruines.
De nombreux sites chrétiens s’adressent aux amateurs de religion et d’histoire: l’église Sainte-Sophie de Trébizonde, le monastère de Sumela, les églises et monastères géorgiens de la région d’Artvin.
Région la plus arrosée de Turquie, la mer Noire jouit d’un climat doux et humide, même l’été. La plaine côtière que traverse la nationale s’élève vers les luxuriantes plantations de théiers et de noisetiers, les forêts vierges et les montagnes du Pont qui forment une barrière presque ininterrompue. Les sommets de la région de Çamlihemşin attirent de nombreux alpinistes.
La population est pragmatique et travailleuse. Les propriétaires des petites fermes, les plus nombreuses, sont souvent restés attachés à leurs origines et à leurs traditions caucasiennes. Temel et Idris sont des prénoms masculins courants. Synonyme de lenteur d’esprit, Temel est devenu en Turquie la cible des plaisanteries.
L’anchois de la mer Noire (hamsi), symbole de la région, est aussi le surnom de ses habitants.
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